Qu’est ce qu’on mange ?

Restons dans le classique de la gastronomie chinoise avant de nous attaquer aux « particularités » régionales et autres plats exotiques (vivement ma chronique sur les tripes sautées, j’en raffole).

Aujourd’hui je vais donc vous parler des raviolis chinois ou pékinois, 饺子 (jiaozi). Tous comme les baozi, c’est une véritable institution en Chine. Et j’ai la chance d’avoir un restaurant qui sert exclusivement ces petits raviolis, tout près de chez moi. Comme leur nom l’indique, ce sont de véritables raviolis, à base de pâte de farine de blé (jamais vu à la farine de riz), et fourrés avec une farce. Cette farce pouvant être de compositions très diverses : viande, légumes, crevettes etc. Ensuite, ces petits chaussons peuvent également être cuits de différentes façons: bouillis, mijoté, frits etc. Et enfin, ils sont également présentés et servis de multitudes de manières : en soupe, en plat, en fondue … Bref, il n’y a pas un jiaozi qui ressemble à un autre et il y’ en a pour tous les goûts. C’est une préparation somme toute assez facile et qui fait souvent l’objet d’un « cours » auprès des étrangers (dans les auberges de jeunesse, en université…) en guise de « Bienvenue ». Mais je n’y ai pas encore eu le droit.

Ma préférence va pour les jiaozi bouillis, à base de viande et sans soupe. Choisis ton camp camarade!

Je vais me les faire!

La rengaine du jour

Comme  je constate que Devil Driver n’a pas eu beaucoup de succès (je soupçonne ma mère de sabotage ^^), je me vois dans l’obligation donc de changer de registre. Et ça tombe bien puisque c’est ce que j’ai envie de faire.

Voici donc Marillion, groupe de rock-progressif des années 1980, digne héritier de Genesis (première période hein, pas « I can’t Dance »). Ce groupe se distingue par ses ambiances très aériennes, à la limite de la pop-music mais que j’ai eu le plaisir de redécouvrir suite aux live acoustique donné aux Cardogan Hall de Londres en 2011.

Dream Theater & Marillion – Easter par bunglefever

Qui : Marillion

Titre : Easter

Album: Season’s End (1989)

Ce titre est tout simplement magnifique. Le son de la guitare est ultra travaillé, le solo d’un feeling à pleurer et la voix de Hoggarth pleine d’une rage contenue tellement communicative. Ce morceau symbolise parfaitement les qualités instrumentales de ce groupe. Pas d’esbroufe, la note au bon moment, rien n’est en trop.

J’ai également choisi cette vidéo « live » en coopération avec Dream Theater, autre groupe de progressif mais tendance métal et qui a été grandement influencé par Marillion. Dream Theater a donc invité Marillion à venir interpréter « Easter » en concert : seul le guitariste et le chanteur intervenant sur la vidéo. Enjoy comme dirait Coca Cola

Le cours de calligraphie

Après vous avoir parlé des cours obligatoires à l’ Université Normale du Shaanxi, je vais vous parler un peu des cours optionnels qu’il était possible de choisir.

On avait peu le choix à vrai dire :

  • Cours de Tai -Ji-Quan (太极拳) ou « Tai Chi Shuan »

Forme d’art martial qui insiste sur le développement d’une force souple par opposition à la force physique pure. On voit de temps en temps en France des personnes agées, d’origines chinoises bien souvent, qui le pratiquent tôt le matin. Ici en Chine, ces exercices effectués souvent en pleine rue (sur une place, ou un renfoncement) sont une scène typique de la vie quotidienne. Il est tout à fait possible  de rester à côté pour observer la grâce de leurs gestes. Bon, perso je n’ai pas choisi ce cours : la peur du ridicule surement (c’est vite fait) =>

Les cheveux au vent!

  • Cours de chants traditionnels

L’intitulé du cours parle de lui-même, je ne vais pas vous faire un dessin. J’ai décliné l’hypothèse de participer à un tel cours quand on m’a demandé de porter la même bague que le « mec » sur la photo. Que voulez vous, c’est comme ça!

Genre je suis chanteur, genre je suis un mec…LUL

En même temps, je trouve que la vidéo ci-dessous a plus de classe. Pour ce genre de « chanson » j’aurais signé direct!

CHANTEUR CHINOIS par mitsuro

  • « HSK » Hanyu Shuiping Kaoshi (汉语水平考试)

Il s’agit d’un diplôme certifiant votre niveau de chinois au regard de certains degrés d’exigence. En gros, c’est un cours de formatage et autre bourrage de crane afin de bien vous conditionner pour réussir ce test. Il faut bien évidemment acheter le bouquin qui va avec et lâcher la modeste somme de 400 yuans (quasiment 50€) pour avoir le droit de s’inscrire… . Je sens que vous avez déjà deviné que n’avais pas choisi ce cours ^^. En réalité, je choisirai ce cours le semestre prochain pour la session de mai 2013, histoire de tester un niveau plus élevé et de prouver que je suis un crac!

« Mais bien sur… »

  • Cours de Calligraphie

Vous aurez donc compris que je me suis rabattu sur ce cours là. Non par dépit en réalité, mais bien par choix. S’il y’a bien une chose qui m’a tout de suite intéressée dans l’étude du chinois, c’est l’écriture. La forme des traits, l’ordre d’exécution de ceux-ci, la précision du geste (même avec un crayon)… . Tout ceci est régi par un certain nombre de règles et est divisé en de nombreux courants, dont je vous laisse le soin de prendre connaissance (ou pas!).

Armé donc : d’une pinceau, d’encre noire, d’un encrier, d’une protection de table et de très fines feuilles quadrillées, nous avons appris les rudiments du geste en écrivant les caractères suivants : 一 二 三 王 汪 .

Ohh qu’il est beau mon pinceau!

Caractères fort simples à former au crayon, ils deviennent presque une torture quand il s’agit de les « calligraphier » eu égard à une méthode différente dans l’utilisation du pinceau. C’est vraiment surprenant!

Cours de calligraphie

Le prof est particulièrement enthousiaste même si je ne comprends pas un traitre mot de ce qu’il raconte tellement il est « passionné », mais cela ne fait rien, l’esprit est là. Il est extrêmement pédagogue et n’hésite pas à vous tenir le pinceau (perche tendue!) pour décomposer le geste. Vraiment, un de mes moments préféré de la semaine : 2h concentré mais surtout 2h de quasi relaxation.

On a même la possibilité de s’entrainer chez soi puisque tout le matériel nous a été fourni (…contre 42 yuans, j’avais oublié l’essentiel^^)! Que du bonheur en somme.

Qu’est ce qu’on mange ?

Voici un grand classique de la cuisine de l’Empire du Milieu (clin d’œil à ceux qui confondent avec le Pays du Soleil Levant = le Japon) : la Fondue Chinoise ( en anglais : le Hot Pot), en chinois 火鍋 (Huo Guo).

Le principe est très simple : dans une grande vasque, souvent divisée en deux, on fait bouillir d’une part un bouillon non piquant, et de l’autre côté, un bouillon « relevé » souvent à l’aide de poivre du Sichuan. Pendant que le bouillon se met à bouillir, on procède au choix des ingrédients que l’on souhaite faire cuire avec. En gros, c’est comme une fondue bourguignonne mais améliorée vu que l’on ne se contente pas d’y faire bouillir de la viande. Tout y passe : des champignons, du tofu sous diverses formes, des algues & autres salades, des tranches très fines de bœuf, de veau, des boulettes de poissons etc… . Bref, une quantité hallucinante d’aliments que l’on peut ensuite agrémenter d’une sauce à base de cacahuète généralement.

Moment particulièrement convivial car ce n’est pas vraiment un plat qui se mange seul vu le temps de préparation et les quantités de nourriture que cela représente à chaque commande.  Dès que l’on se retrouve à 4-6 personnes, cela devient une vraie soirée à part entière, s’agrémentant allégrement de bière fraiche ou de bière à l’ananas (A Xi’an ils ensont particulièrement friands)

Ça bouillonne!

Y’a matière à tremper…