Un week end d’échange gastronomique (1er partie : le marché en Chine)

Quand la simplicité se conjugue avec la découverte (ou la redécouverte) culinaire, moi je dis : OUI! Encore une fois, je vais donc parler de « bouffe ». Quand la gastronomie franco-belge et la gastronomie chinoise se rencontrent, cela peut donner le résultat que j’entends vous narrer.

Ce week end commence en réalité jeudi 8 novembre 2012 au soir. Mon « partenaire » de langue chinoise, 刘帅 (Liu Shuai), me rejoint à la sortie de l’Université pour passer un moment. Il me propose d’aller au marché pour aller acheter de quoi préparer à manger. Forcément surpris (je mange quasiment tous les jours dehors), je l’accompagne au marché le plus proche. Je m’y étais déjà rendu que très brièvement, mais cette fois-ci, au crépuscule naissant, l’ambiance était simplement extraordinaire. Bon, faut se détendre, ça reste qu’un petit marché de halle mais tellement pittoresque, tellement « chinois ». Après cela, j’ai bien décidé d’arrêter de me fournir au supermarché.

Commençons donc par les légumes :

N’oublions pas les œufs, IN-CON-TOUR-NABLES dans la cuisine chinoise (un peu trop même j’aurais envie de dire).

Des œufs donc…

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Chine la quantité de base est le demi-kilo (500g). Si bien que l’on comptera toujours dans cette unité, même pour acheter des œufs. La phrase classique étant  « 怎么卖  » ? (Zen Me Maï) ou « Comment tu le vends ? » pour demander le prix, à vous de préciser si vous parlez de l’œuf à l’unité ou bien de 500 grammes d’œufs.

Et si nous agrémentions tout cela d’un petit morceau de viande ?

L’étale à l’ancienne, et sans réfrigération SVP!

Et là, la viande tu peux la toucher, la tripoter, la sentir : SANS PROBLÈME! C’est pas propre ? Et alors ?! De toute façon la viande sera lavée et sautée ou bouillie. Dans tous les cas, les hautes températures se chargeront de désinfecter tout ça. Car ne prenons pas les Chinois pour ce qu’ils ne sont pas : l’apparence (réelle et relativement fondée à nos yeux d’occidentaux) du manque d’hygiène est nettement comblée par le fait que JAMAIS vous ne mangerez quelconque viande saignante ou même « à point ». Tout est cuit et recuit, bouilli, sauté , frit ou grillé de telle sorte que le risque de Ténia ou autre saloperie liée à une rupture de chaine du froid de la viande est « globalement » exclu. En Chine, c’est pas le ténia que l’on choppe… . Donc perso, pas choqué et « même pas peur »! Mais quel plaisir de pouvoir choisir « le » morceau de viande que l’on veut!

A ce titre j’en profite donc pour faire le parallèle avec ce « sens » du commerce chinois qui fait tant défaut aux « français » (non, non, pas les occidentaux, je parle bien des français). En Chine, une des règles du commerce la plus importante est la suivante : le client doit être satisfait à 100% et doit pouvoir acheter ce qu’il veut et en quantité voulu. Il semblerait donc que rarement un commerçant vous refuse d’acheter en telle ou telle quantité. Pour preuve (non universelle, je vois déjà les grincheux dégainer!) : j’ai pu acheter UNE gousse d’ail, sans avoir à me taper la tresse entière, j’ai pu acheter UNE aubergine sans avoir à me palucher 500g de la belle violette. Le commerçant est là pour vendre ; en gros, tant qu’il peut vendre, c’est banco! Et je reconnais là bien cet esprit de « commerçant » que les épiciers ou primeurs français n’ont que très rarement : c’est à peine si tu les fais pas chier en leur demandant la provenance de leurs produits. En Chine, « Business is Business » et le communisme agraire de Mao n’y a rien changé.  Bien sur, les conséquences peuvent s’avérer désastreuses (du libéralisme quoi, ne nous voilons pas la face : les scandales agro-alimentaires en sont le triste symptôme) mais je préfère y apporter ma petite contribution strictement « Micro ». Je laisse la Macro aux donneurs de leçons ^^

Une fois qui nous avions tout acheté avec 刘帅, direction la maisonnée pour déguster. Un petit crocher auprès du vendeurs de 馒头 (Man Tou), gros pains de farine de blé cuits à la vapeur sans croute (et particulièrement bourratifs) ainsi qu’auprès du vendeurs de « trucs » épicés….une bien belle surprise à l’ouverture du paquet! Et c’est partie pour la préparation du diner…mais chut, je ne suis pas à l’œuvre 🙂 !

Maître 刘帅 à l’œuvre

Fin du 1er épisode ^^

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