Comment…j’ai appris à jouer au « 麻将 » (Ma Jiang ou Mah-Jong)

Ce samedi 15 décembre 2012 il était plutôt prévu d’aller se tremper dans les sources d’eau chaude en banlieue de Xi’an. Initialement donc, Sarah, son copain « Petit Fer », moi et 刘帅 (mon partenaire de discussion, faut suivre merde!), on avait prévu de faire trempette mais le destin en a voulu autrement (la météo en fait, mais ça fait plus « épique » d’évoquer la destinée…bref, je m’égare) . Histoire de ne pas passer plus de 2 heures en voitures pour y aller, on a changé nos plans et nous nous sommes dirigés vers une salle de 麻将 (prononcez « Ma Jiang » en pinyin, mais en occident on appelle aussi cela le Mah-Jong). Je jubilais d’avance à l’idée de faire un pas supplémentaire dans la compréhension de la culture chinoise. Le Mah-jong quoi!!

Alors je vous arrête TOUT DE SUITE: cela n’a, mais alors strictement, rien à voir avec l’espèce de logiciel souvent  pré-installé sur certains ordinateurs, qui vous permet de croire que vous jouez seul au Mah-Jong (comparable à une réussite). Je ne vous ferais pas non plus un cours sur le « Comment on joue au 麻将? » : le plus simple c’est encore d’y être initié en situation par quelqu’un qui sait vraiment y jouer. Pour ce qui est d’un aperçu, Wikipédia sera (encore) ton meilleur ami ou bien Greg (sous la variante du Sichuan) .

Non, non, non….

On m’a donc appris à jouer à la version du 陕西 (Shaanxi) mais je ne sais pas encore dans quelle mesure cette version diffère fondamentalement des autres régions vu que mon ami du 山东 (Shandong) savait également y jouer sans problème… bref, quand j’y jouerais dans le 贵州 (Guizhou), je vous ferais signe.

Le principe est le suivant : doté de 13 tuiles, chaque joueur (4) doit à son tour prendre une tuile au milieu de la table, l’associer ou non à son jeu, et en jeter une. Le but étant de procéder à des associations de 3 tuiles : soient qui se suivent (2,3,4 ou 7,8,9 etc), soient identiques (par 3 ou par 4). On dénombre 3 familles de tuiles (strictement comparables à nos familles royales en jeu de carte) : les boules, les bâtons et les chiffres (« milliers »). A ceci s’ajoute les directions cardinales (Nord, Est, Sud Ouest), ainsi que les « Honneurs supérieurs (le Dragon Rouge, le Dragon Vert et le Dragon Bleu). Chaque tuile existe en 4 exemplaires : l’association de 4 tuiles identiques étant  la meilleur combinaison possible.

De mon point de vue, voilà ce que cela donna une fois la partie commencée

De mon point de vue, voilà ce que cela donne une fois la partie commencée

Tour à tour, il convient alors de procéder à 4 associations de 3 tuiles (en suite ou en identique), et 1 paire (vu que vous avez 13 tuiles, ce qui rend le jeu un peu plus pervers) pour se débarrasser du tout. C’est assez comparable au but du Rami qui consiste à prendre des cartes et en jeter afin de procéder à l’abatage d’associations de cartes. Le gagnant est celui qui s’est débarrassé en premier de toutes ses tuiles. Compris ?

"Désolé, on n'a rien compris"...bande de c...^^

« Désolé, on n’a rien compris »…bande de c…^^

Pour ce qui est sur, c’est que j’ai adoré jouer à ce jeu mêlant agréablement les principes de mes jeux de cartes préférés :

  • Le Rami : pour le principe « association de cartes » à défausser pour gagner ;
  • Le Poker : pour le savoureux mélange de stratégie, chance et association de cartes ;
  • La Belote : pour la mémoire et l’observation des tuiles qui ne seront plus jouées tout au long de la partie ;

Honnêtement, je peux comprendre qu’une fois que l’on y associe de l’argent, ce jeux soit addictif : j’aurais pu y jouer toute la nuit! La chance du débutant ne m’a pas vraiment sourie vu que c’est essentiellement Sarah et 刘帅 qui ont remporté la plupart des parties.

Voici une combinaison gagnante (Victoire : 刘帅)

Voici une combinaison gagnante (Victoire : 刘帅)

Pour ce qui est de l’endroit, on ne retiendra pas le décors assez affreux dans le genre mais si en France tu trouve des salles de billard, de bowling etc… en Chine, tu trouveras dans une ambiance assez comparable des salles de 麻将, avec service au thé et quelques grignotes inutiles dont les chinois raffolent genre : graines de tournesol, graines de pastèques sautées etc… de vrais « oiseaux » ces gens là. Ces lieux sont également équipés de tables qui mélangent automatiquement les prochaines 144 tuiles qui seront utilisées, une fois la partie en cours terminée. Ce qui fait que les temps morts n’existent pas vraiment, on enchaine. Mais faut voir la mécanique de la table, c’est assez bluffant!

J'en ai amassé des "tirages" de merde :(

J’en ai amassé des « tirages » de merde 😦

Bref, après 3 heures de jeu, on est allé se restaurer dans un restaurant de brochettes assez minable et horriblement cher (normal, vu que c’est moi qui rinçait, c’était forcément trop cher…). Insatisfait, on est parti à la quête d’un « bouiboui » de rue qui vendrait des 包子…et que nous avons trouvé! Il était donc 00h, normal quoi ^^. En tout cas, une super soirée de 麻将 et une nouvelle étape franchie sur la compréhension de l’Empire du Milieu.

A bientôt pour une nouvelle partie de 麻将

A bientôt pour une nouvelle partie de 麻将

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7 réflexions sur “Comment…j’ai appris à jouer au « 麻将 » (Ma Jiang ou Mah-Jong)

  1. Pingback: Que retenir de la Chine ? | Le Dernier Soldat de Xian

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