Revue de Presse sur la Chine de la semaine du 21.04.14

La revue de presse hebdomadaire sur la Chine, c’est maintenant et c’est ici => http://seenthis.net/pe :)

Qu’est ce qu’on mange : le 麻辣汤

Encore un grand classique de la gastronomie chinoise, comme vous ne l’avez surement jamais gouté en Europe, le  麻辣汤 (Ma La Tang –  » Soupe au poivre ou piment engourdissant« ). Appellation très laborieuse mais je ne vois pas trop comment traduire le mot 麻辣, si ce n’est en précisant que c’est un poivre aux vertues « engourdissantes ». Rappelez vous, je vous en parlais concernant le 麻辣香锅, variante de la soupe…mais sans soupe!

Toutes ces spécialités, à base de 麻辣, sont originaires d’une région de Chine bien particulière et typique pour son fameux poivre. J’ai nommé : le 四川 (Si Chuan).

Qu’est ce qu’un 麻辣汤 (Ma La Tang)

Je le disais précédemment, cela fait parti de ces plats faits à base de piment, et d’un bouillon porté à ébullition dans une cocote plus ou moins grande. Si le 砂锅 (Sha Guo) est particulier par sa cuisson directement au feu dans une petite cocote en terre ou en fonte, le 麻辣汤  (Ma la tang) est tout simplement une soupe (aussi pimentée et bouillante) dans laquelle sont cuits, pêle-mêle , tout un tas d’ingrédients : de la viande (en tranche, à l’os, en morceaux), du poissons, des boulettes en tout genre, des légumes, du touffu… Un véritable pot « pourri » de saveurs en ébullition. Longtemps réfractaires à ce type de cuisson (la cuisson à l’eau m’a toujours paru très insipide quoiqu’on y ajoute), je me suis laissé vraiment tenter avec les premiers frimas d’hiver de 西安 (Xi’an)…Et je n’ai pas regretté, au point d’en abuser lourdement mais qu’importe.

 

Mais comment prépare-t-on un 麻辣汤 (Ma La Tang) ?

Là aussi, rien de plus simple au point de me demander pourquoi il n’y a toujours pas de restaurant chinois proposant ce genre de mets en France : facile et bon marché…, bref! Je vais prendre l’exemple de ma cantine musulmane, c’est encore elle qui représente le meilleur rapport/qualité prix. On arrive donc devant un comptoir où l’on choisit ce que l’on souhaite incorporer dans son 麻辣汤 (Ma La Tang). Beaucoup d’ingrédients sont surgelés : petits raviolis, boulettes de viandes, de tofu, surimi en tout genre…

"Viandes & Poissons"...

« Viandes & Poissons »…

Puis on choisit les légumes, et autres plantes, cucurbitacées et bizarrerie botaniques chinois…mais l’ordre n’est pas fixé, ça dépend du restaurant à vrai dire.

"Légumes & Champignons"...

« Légumes & Champignons »…

Une fois la liste d’ingrédients arrêtée, le cuistot va donc picorer dans les panières correspondantes à mon choix (« Avec des gants ?« …je ne crois pas non….[débutant va!]). Ensuite, il met le tout dans un petit panier en métal muni d’une accroche pour le fixer à l’intérieur d’une marmite géante, où bout déjà le bouillon principal…et les préparations des étudiants ayant déjà passé une commande avant moi (les saveurs se mélangent quoi! mieux vaut pas être allergique en sommes.)

Word in progress...please loading....

Word in progress…please loading….

Le temps de cuisson ne dépasse pas les 5 minutes! Enfin, il n’y a plus qu’à y adjoindre les condiments de base en Chine : un peu d’ail, beaucoup de coriandre, une grosse cuillerée de piment et une poignet de graine de sésame! C’est prêt!

Avouez, ça donne envie!

Avouez, ça donne envie!

 

Et c’est bon, un 麻辣汤 (Ma La Tang) ?

Bah ouais, sinon je passerais pas 2 heures à en fait l’éloge sur mon blog…c’te bonne paire!

IMG_4342

Qu’est ce qu’on mange

Plongeons dans les saveur du 四川 (Si Chuan), région du Sud-Ouest de la Chine, bien connue pour sa gastronomie particulièrement relevée à coups de piments divers et de poivre du Sichuan. La particularité de ce dernier (en plus d’arracher littéralement la gueule!) est de provoquer une anesthésie de la bouche et des lèvres (à forte de dose, tu peux ensuite aller chez le dentiste te faire retirer une dent, même pas mal). Sensation très étonnante mais pas désagréable, surtout que la saveur de ce poivre me semble bien plus riche et parfumée que notre traditionnel poivre noir.

Je vais souvent dans un restaurant « sichuanais » proche de l’Université, histoire de changer un peu des pâtes en tout genre. Généralement ces restaurants sont pourvus de cartes avec photos et de menus relativement riche en plats (limite trop, on ne sait que choisir). Pour ces raisons, il s’agit souvent d’un repaire sur et rassurant pour les expatriés peu enclins à voir plus loin que la Grande Muraille de Chine, ou fainéants. Malgré la richesse de la gastronomie de cette région, réduire la cuisine chinoise à cette spécialité serait une lourde erreur.

Changement systématiquement de plats à chacune de mes visites, voici donc une présentation des 3 derniers à qui j’ai fait la fête sans sommation!

  • 糖醋里脊 (Tang Cu Li Ji)

Voilà un de mes préférés! Je le commande à chaque fois. Il s’agit (normalement) de morceaux de porcs cuits dans une sauce (très) épaisse aigre douce. On dirait presque de la sauce barbecue. Les morceaux de porcs coupées en « frites » sont enrobés de cette sauce et cuits au wok. Dans le restaurant auquel je vais le plus souvent, on dirait plutôt de la viande de poulet mais je n’en suis même pas sur tellement la sauce masque le goût. Initialement, je trouvais ce plat tellement étonnant, tellement « doux » que j’ai pensé que c’était un plat « inventé » par les chinois pour le palais capricieux délicat des occidentaux, mais non. C’est à se rouler par terre, et je ne connais encore personne qui n’ait pas aimé ce plat. Souvent accompagné d’un bol de riz règlementaire (cuisine du Sud oblige), le prix du plat varie entre 20 et 30Y à Xi’an!

糖醋里脊

糖醋里脊

 

  • 炒白菜 (Chao Bai Cai)

Autre grand classique de la cuisine du 四川 (Sichuan), le choux blanc sauté à la sauce soja et au piment. J’aurais du mal à décrire plus simplement ce plat puisqu’il porte en son la manière dont il est cuisiné et le principal ingrédient : « 白菜 » qui signifie choux « chinois » ou plutôt « choux blanc » (pour les puristes de la traduction), et  » 炒 » qui veut dire « sauter » (en terme de cuisson). A ceci s’ajoutera les morceaux de piments rouge, histoire de donner du goût à une sauce soja trop souvent re-cuite ^^. Classique, efficace, simple et délicieux…en vente dans toutes les crèmeries comme dirait l’autre. Le plat dépasse rarement les 20Y (au delà c’est de l’arnaque!)

炒白菜

炒白菜

 

  • Le plat mystère (KASSDEDI à MOTHER) : les tripes de porcs sautées aux poivrons, champignons et piment

L’avantage de ce genre de plat, c’est que rien qu’à l’odeur, tu comprends que cela ne peut pas être autre chose que des tripes! Au moins, y’a pas de mensonge sur la marchandise. Des tripes donc, sautées au 2 poivrons, de champignons noirs (木耳 Mu Er) et accompagnées de piment (évidemment)! Quel moelleux et quelles richesses gustatives, je ne m’en lasse jamais. Même si je conçois que le goût, et même la texture des tripes sont assez particuliers au contact du palais, les chinois excellent dans ce genre de préparation de morceaux de viande de moins en moins utilisés en France (semblerait-il à première vue).

Elle n'ose pas le dire, mais c'est le plat préféré de ma Moman! ^^

Elle n’ose pas le dire, mais c’est le plat préféré de ma Moman! ^^

Rien de plus à ajouter sur ce plat, si ce n’est que j’ai oublié le nom et que je me suis repéré à l’image de la carte… »bilingue », c’est pas encore pour tout de suite. En attendant, je mange! Bon app!