Un nouveau média dédié à l’Asie : Asialyst (@Asialyst)

Pour une fois, je vais parler d’autre chose que de moi (enfin, au début) et de la Chine (en apparence). Je voudrais vous parler un peu d’un nouveau média, 100% numérique (pas de papier), entièrement consacré à l’Asie : Asialyst.

Dans ce média, l’Asie est traitée dans son sens le plus large, du Pakistan au Japon, en passant par le Kazakhstan, la Chine, les Philippines ou encore la Malaisie etc. Un média entièrement consacré à une vision approfondie et novatrice de l’Asie c’est à dire, pas à coups de projecteurs guidés par le fait-divers (souvent sordide).

Asialyst actuellement fonctionne autour de 3 pivots « rédactionnels » : la revue de presse quotidienne et la revue de presse économique tous les vendredis, les reportages de fond et enfin, les témoignages et regards de différents experts, observateurs de l’Asie.

http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/asialyst-un-nouveau-media-specialise-sur-l-asie

J’ai eu le plaisir de rencontrer les fondateurs de ce média et c’est là que j’ai été particulièrement convaincu par leur démarche. Je vous encourage en ce sens à bien écouter le reportage audio ci-dessus pour en découvrir tous les enjeux.

Pour l’instant l’accès à ce média est gratuit, mais une offre promotionnelle d’abonnement est en cours, 60€ l’année au lieu de 110€. Pourquoi payer, me direz vous, quand toute l’info sur l’Asie est disponible gratuitement sur internet?

Quelques objections à ce cliché :

  • Asialyst a au moins pour lui la qualité de regrouper un grand nombre d’informations qui obligerait à farfouiller des heures le cas échéant.
  • Le contenu proposé est justement ce que l’on ne trouve que trop rarement sur internet ou même dans la presse écrite. Un regard expert, non complaisant et avec recul et analyse sur de nombreux sujets qui ne se limitent pas à la Chine.
  • Asialyst se lance aussi dans un prisme d’analyse complètement trans-asiatique (non, pas les shemale, CA N’A RIEN A VOIR!) et les frontières s’estompent pour laisser place à des reportages, des regards, des chroniques qui ne se cantonnent pas à de simples considérations géographiques. Il est fort à parier que les relations Asie-Afrique seront même bientôt au programmes des sujets régulièrement traités
  • Asialyst, c’est des fondateurs qui ont une réelle légitimité aussi bien journalistique (mais pas que) qu’ « asiatique ». Ils ont également réussi à s’entourer de nombreux correspondants de qualité et reconnus comme tels dans le monde de la presse, notamment pour leur couverture de l’Asie.
  • Une rubrique « Regard » qui permet à des personnes (expertes ou non) vivant souvent l’Asie au quotidien, de partager leurs vues singulières sur un continent plein d’effervescence.

D’une certaine façon, c’est dans cette rubrique que j’interviens. Après discussion avec l’équipe d’Asialyst, il m’a été proposé d’animer humblement un blog régulier concernant notamment la vigueur des traditions ancestrales chinoises en perspective avec cette modernité à marche forcée dans laquelle avance la Chine. Très honoré de participer, à mon petit niveau à cette incroyable aventure, cette contribution m’oblige aussi à sortir un peu des sentiers battus et à affiner mes analyses avec pour objectifs, les attentes de l’équipe et des lecteurs d’Asialyst.

Pour info, j’écris sous pseudo (merci d’avance pour votre discrétion) et vous retrouverez mes dernières contributions ici => https://asialyst.com/fr/auteur/philipped/

Ce n’est donc pas de l’auto-promo, ni une vraie promo mais surtout un billet pour remercier les fondateurs d’Asialyst de l’honneur qu’ils me font de me laisser participer à cette belle épopée qui, je l’espère sincèrement, aura un succès radieux.

Merci donc Joris, Chloé, Stéphane, Antoine, Vincent et Louis.

https://asialyst.com/fr/

Ce cliché de la tradition contenue dans la modernité...

Ce cliché de la tradition contenue dans la modernité…

Qu’est ce qu’on mange : l’univers des 小吃城 (Food court)

Sans être une particularité de la Chine, les Food court ou 小吃城 (Xiao Chi Cheng) sont des lieux où l’on peut encore confronter son émerveillement culinaire à faible coût. Pour les allergiques à l’anglais, un « Food court » est un lieu où l’on trouve une véritable succession de vendeurs de plats préparés devant vous, de snacks en tout genre. La disposition générale est la suivante : le food court est souvent configuré dans un carré ou un rectangle avec au centre, des tables et des tabourets/bancs, cernés de chaque côté de la structure, d’échoppes ou d’étales cuisinant devant vous.

Vous désirez ?

« Vous désirez ? »

Le principe des food-court me paraît très répandu en Asie puisque j’en ai croisé pas mal à Hong Kong, il y’en a un dans la gare ferroviaire de Bangkok et c’est même quasiment une institution à Singapour. Selon le niveau et la qualité du food court ou 小吃城 (Xiao Chi Cheng – « Village de snacks »), il faut parfois passer par une caisse centrale qui vous délivrera une carte de paiement dédiée (contre un petit dépôt rendu à la restitution de la carte) qui vous permettra de régler tous vos repas dans le food-court. Dans les 小吃城 plus modestes, on paie directement au comptoir désiré.

IMG_4230Autre avantage du « food court », c’est le lieu par excellence si vous ne savez pas quoi manger et à moindre coût (c’est important!). Il y en a pour tous les goûts. Par exemple, à Xi’an notamment, vous trouverez facilement les spécialités locales type 肉夹馍 (Rou Jia Mo), 凉皮 (Liang Pi), le coin avec toutes sortes de nouilles (三合一 油泼面 « Biang Biang »面…), le coin avec les nouilles et le riz sauté. Enfin, le dernier coin avec les différents 砂锅 (Sha Guo) et autres 麻辣烫 (Ma La Tang). Difficile donc de ne pas trouver chaussure à son pied…et ça failli m’arriver. Bref, si vous voulez dégustez les fameux 小吃 (Xiao Chi – Snacks ou « petites bouchées ») typiques de Xi’an, c’est The place to be.

EUREKA...j'ai trouvé quoi manger!

EUREKA…j’ai trouvé quoi manger!

Je suis tombé sur une manière de préparer un plat que j’avais déjà mangé et que l’on appelle le 麻食 (Ma Shi) ou 麻什 (Ma Shi) à Xi’an, mais l’appellation nationale semble être 面鱼儿 (Mian Yu Er). Il s’agit tout simplement de pâtes sans œufs, confectionnées afin de leur donner la forme de petites oreilles. J’écrirai un post sur le sujet prochainement, je n’en dis pas plus. Bref, je me suis laissé tenté par une version « sautée », là où normalement le 麻食 est plutôt servi en ragout avec des tomates et des oeufs. Et le tout pour 8Y (1€), que demande le peuple ?!

Voici 香酱炒麻食 (Xiang Jiang Chao Ma Shi)

Voici 香酱炒麻食 (Xiang Jiang Chao Ma Shi)