Qu’est ce qu’on mange ?

Mais nan je ne suis pas mort! Faudrait pas me reprocher de rien poster alors qu’il y’a deux semaines on me reprochait presque de ne parler que de « bouffe »! Je relance donc la machine (après un repos bien mérité) en vous parlant…de BOUFFE!

Je suis littéralement tombé sous le charme de la façon selon laquelle la cuisine chinoise prépare les aubergines. Très souvent frites, elles n’en restent pas moins savoureuses et moelleuses sans avoir l’impression que cela baigne dans l’huile (même si c’est le cas en réalité). Là où en France je m’étais toujours habitué à manger que des petites aubergines (j’en remercie encore mes parents car c’est les seuls comestibles à mes yeux), en Chine, peu importe leur variété, la préparation faîte, sublime leur saveur. Point d’amertume dans la préparation des 茄子 (Qie Zi).

Tantôt préparées en fritures avec d’autres légumes tels des haricots verts et des piments rouges,

Aubergines à la mode « Cuisine du Hunan » (湖南), patrie de Mao Ze Dong

 

on retrouve le plus souvent les préparations d’aubergines avec une base de riz comme ci-dessous :

 

Aubergines sautées, accompagnées de brocolis sur son lit de riz

 

L’émerveillement du palais à chaque bouchée! C’est dire : j’en prends à chaque fois qu’il y’ en a. Et bon appétit bien sur

Premier bilan après 1 mois en immersion à Xi’an (Chine)

Je me lance dans l’art délicat du « premier » bilan, après seulement 1 mois de pure immersion. Immersion, je vous le rappelle, qui a pour but de me rendre totalement bilingue en Espéranto (sic)… . Première expérience pour moi dans la mesure où je n’ai pas eu le plaisir de partager les joies de « Erasmus » durant mes années d’Université et de surcroit, après avoir gouté aux joies du monde du travail. Loin de la famille, de mes amis, de mes habitudes, de ma langue maternelle, de ma nourriture préférée…bref, loin de TOUT! Arrivé le 23 août 2012 à Xi’an, je vais donc tenter de faire un petit bilan, provisoire, avec des tops et forcément des flops mais aussi les choses qui ne m’ont en rien étonnées.

          1. « Honnêtement, je suis DE-GOU-TAAAYY! »

C’est pô juste!

  • Je ne progresse pas assez vite en chinois….mais je sens tout de même que les choses avancent. Je rêve de temps en temps en chinois (bon signe, surtout quand on rêve que l’on commande à manger, comme ce que je fais tous les jours, no comment!), je me mets à parler automatiquement en chinois avec mes coreligionnaires, s’entrechoquant avec l’anglais voire le français. L’étude intensive devrait porter ses fruits mais ne remplace en rien une écoute permanente du chinois et des débats enflammés avec les locaux
  • J’ai toujours pas pris une seule douche chaude….mais il parait que c’est prévu pour octobre-novembre. En attendant, tous les matins, c’est douche glacée et je sens que la température est en train de doucement diminuer jours après jours. Il fait encore 20°C facile l’après midi avec un beau ciel bleu, mais quand le brouillard et la pluie s’en mêlent cela devient vite moins drôle. Même en allant à la piscine hier, il n’y avait plus d’eau chaude dans les douches ; maudit que je suis! Y’a plus qu’à prier Saint Leblanc (mais si, de « ELM Leblanc »…nul, je sais!)
  • Revenir d’un lieu touristique par les transports « publics » relève toujours autant du tour de force….mais c’est souvent l’occasion d’expérimenter la débrouille « made in China », même si le confort et la sureté sont à revoir.
  • J’ai expérimenté toutes les souffrances pathologiques qu’un touriste lambda endure en arrivant et pendant plus de 3 semaines (aphtes géant, tourista, et plus…si nécessité)…mais je me dis que maintenant je suis globalement immunisé et que tout ce bordel ne devrait pas revenir de si tôt.
  • Les tensions palpables entre Chine et Japon à l’approche de la fête nationale (caillassage de bagnoles nippones, molestages…)…. mais cela a permis aussi de souligner la véritable unité qui se dégage de tout un peuple quand bien même celui-ci sait se montrer (à raison) très critiques contre certaines dérives politiques (inévitables dans tout gouvernement à vrai dire)

          2. « Ca ne m’étonne même plus. »

  • Les gamins de moins de 3 ans avec le pantalon fendu jusqu’à la raie (notez le champ lexical plein de subtilités : raie, fendue, pantalon…) et qui s’arrêtent devant toi ou sur un bord de trottoir pour se soulager…si seulement je pouvais faire pareil (le manque de souplesse surement).

Ah ben bravo la pudeur….

  • Le « Tofu fermenté » ou 臭豆腐  (chòu dòufu). Petite douceur chinoise qui consiste en du tofu longuement fermenté puis frit et qui dégage une odeur à la croisée de la fausse sceptique et de la bouse d’éléphant (et non de Munster comme ose le dire Wikipedia)

Ouah la vache, ça schmouke!

  • Les toilettes chinoises, toujours aussi ragoutantes avec leur camaïeu de couleurs et d’odeurs de toutes sortes…on en oublierait presque parfois que ce sont des toilettes…

A taaaaable!

           3. « Putain que c’est BOOON! »

  • L’apprentissage du chinois avec enfin des cours réguliers et un professeur devant soi. Même si j’ai eu le droit à quelques cours (de très bonne qualité, soit dit en passant) via l’Institut Japonais (hééé ouais, ça ne s’improvise pas non plus…la cohérence), là j’y ai le droit tous les matins, 5 fois par semaine. Les objectifs sont différents et vous obligent à user des différents ressorts de la langue : écoute intensive, conversation etc. Un cadre universitaire comme je les aime vu que que je ne le perçois pas comme une contrainte mais comme un support inégalé à l’assimilation du langage. Rares sont les mots prononcés en anglais, tout n’est que chinois et chinoiseries. Et même si parfois l’on rit jaune (hahaha, ça fait ton sur ton => je suis sorti!), le plaisir d’apprendre est là.
  • Les chinois sont d’une chaleur humaine et d’une cordialité qui en ferait palir plus d’un. C’est sur, le côté  » je suis étranger » joue indubitablement et on ne va pas cracher dessus tellement ce ressort est un formidable atout pour lier de nouvelles relations et de nouvelles amitiés. J’ai eu le plaisir de rencontrer plus d’une dizaine de nouvelles personnes et je passe à chaque fois des moments inoubliables. Les chinois ont un vrai sens de l’accueil et de la réception. Se faire inviter à manger par des étudiants infortunés, ça n’a pas de prix! Mais au delà de la blague, cela démontre encore à quel point ils ont plaisir à converser avec des étrangers…voire plus si affinités (on se détend!). Moi je suis tout simplement FAN (comme dirait Obispo…-_-)

Puisque je vous dis que c’est possible!

  • Les paysages en Chine (hors de la ville, encore que à Xi’an) sont tous simplement magnifiques et largement méconnus. Et que l’on arrête de me parler simplement de la Grande Muraille et du Palais d’Eté à Beijing. Je peux vous garantir qu’il y’a plus beau à voir et à contempler dans toutes autres régions de Chine que ce soit au Sichuan, en Mongolie Intérieure, dans le Henan ou encore dans le Hubei. Pour peu que la curiosité aiguise votre appétit, vous aurez tôt fait de tomber sur de véritables paysages de Cocagne et qui n’usurperaient par un classement au Patrimoine de l’Unesco. Et je compte bien profiter de mon séjour pour visiter ces endroits dont certains ne sont signalés dans aucun guide. Laissez vous porter!

Feng Huang ( 凤凰县)

  • Ce voyage me permet aussi de me redécouvrir, de changer, d’apprendre à évoluer dans un environnement totalement différent. Même aidé par de nombreux amis, ce n’est pas toujours évident mais quel super défi que la victoire sur ses démons et la quête de soi! Là aussi, je ne suis pas déçu et reviendrais indubitablement changé de ce voyage…qui ne sera pas le dernier, loin s’en faut! C’était la minute « ma gueule »!

Bondour!!

  • Et puis que serait ce voyage sans l’émerveillement culinaire. Même si je savais que j’allais adorer, je ne pensais pas découvrir de nouvelles saveurs aussi variées, quand bien même le régime de base est la nouille (je parle des pâtes de blés….) : toujours faites main, les nouilles sont tantôt frites, sautées, bouillies, accompagnées de légumes ou encore de viandes diverses, de piment etc.. il y en a pour tous les goûts et essaierais de vous les faire partager au travers du blog! D’ailleurs, c’est l’heure de manger!

Zoubi!

J’en profite pour vous remercier pour l’ensemble de vos commentaires. Quelques qu’ils soient, ils sont toujours un plaisir à lire voir à y répondre. N »hésitez pas à communiquer l’adresse de mon blog à toutes les personnes qui seraient intéressées de prés ou de loin par la Chine. En espérant pouvoir les aider (ainsi que vous même) à concevoir et à percevoir la Chine et les Chinois différents que ce que l’on veut bien nous faire croire. Merci public!!!

Je vais quand même pas mettre une légende sur un message aussi évident…oh wait!

PS: quand je pense que j’ai des lecteurs des USA, du Cambodge…. dénoncez vous, ça m’intéresse ^^

Qu’est ce qu’on mange ?

Cette fois-ci, on va réellement taper dans le « chinois-chinois ». Parce que je m’amuse toujours autant de ceux qui disent que l’on va manger « chinois » et qui vont avant tout au traiteur du coin pour manger des nems et autres rouleaux de printemps…si on peut agrémenter cela de quelques Sushis et Maki, c’est encore mieux! Bref, ne vous y méprenez pas, ces mets sont en réalité strictement d’origine vietnamienne pour les premiers, et japonaise pour les seconds. Tout ce que l’on mange en France et généralement en occident est surtout issu de la gastronomie Thaïlandaise, Vietnamienne et Cambodgienne, plus « adaptatives » à nos palais délicats.

Voici donc un plat que j’ai découvert fortuitement grâce à une camarade de classe et que l’on ne trouve pas en France : 肥肠堡仔饭 (Fei Chang Bao Zai Fan). Il s’agit d’une vasque en fonte, dans laquelle est déposée du riz et les aliments qui vont être cuits avec. La vasque est chauffée très fort de sorte que le riz gratine à l’intérieur. Une fois servi, il n’y a plus qu’à mélanger le tout. Les coréens utilisent beaucoup ce procédé de cuisson.

En l’occurrence, me concernant, le plat était cuisiné avec des morceaux de viande dont je raffole particulièrement en Chine : des morceaux d’estomac et de tripes sautés avec le riz! Miam! Et rien qu’à l’odeur, il n’y avait aucun doute sur la partie du corps de la bête dont provenait ces bouts de viande ^^!

Bon appétit!!

Qui n’en veut…des tripes ?

Qu’est ce qu’on mange ?

Voici un grand classique de la cuisine de l’Empire du Milieu (clin d’œil à ceux qui confondent avec le Pays du Soleil Levant = le Japon) : la Fondue Chinoise ( en anglais : le Hot Pot), en chinois 火鍋 (Huo Guo).

Le principe est très simple : dans une grande vasque, souvent divisée en deux, on fait bouillir d’une part un bouillon non piquant, et de l’autre côté, un bouillon « relevé » souvent à l’aide de poivre du Sichuan. Pendant que le bouillon se met à bouillir, on procède au choix des ingrédients que l’on souhaite faire cuire avec. En gros, c’est comme une fondue bourguignonne mais améliorée vu que l’on ne se contente pas d’y faire bouillir de la viande. Tout y passe : des champignons, du tofu sous diverses formes, des algues & autres salades, des tranches très fines de bœuf, de veau, des boulettes de poissons etc… . Bref, une quantité hallucinante d’aliments que l’on peut ensuite agrémenter d’une sauce à base de cacahuète généralement.

Moment particulièrement convivial car ce n’est pas vraiment un plat qui se mange seul vu le temps de préparation et les quantités de nourriture que cela représente à chaque commande.  Dès que l’on se retrouve à 4-6 personnes, cela devient une vraie soirée à part entière, s’agrémentant allégrement de bière fraiche ou de bière à l’ananas (A Xi’an ils ensont particulièrement friands)

Ça bouillonne!

Y’a matière à tremper…

 

 

Qu’est ce qu’on mange ?

A la demande générale (en fait non, juste de Dédé), je me lance dans la description des poisons plats que je mange assez régulièrement dans mes bouibouis restaurants préférés. A vrai dire, en Chine on mange quasiment tout le temps au restaurant : matin, midi et soir. Et comme les poules (cadeau pour les collègues!), les chinois mangent tôt et à heure régulière. En gros : à 12h30 il commence déjà à faire tard. Ca m’arrange à vrai dire mais il ne faut pas être en retard, sinon c’est  方面 (Fang Mian), aka « Nouilles instantanées » à la maison.

Où en étions nous…? Ha oui, que mange-t-on ?

Aujourd’hui je vais faire simple : Riz Cantonais (牛肉炒饭). Classique efficace et pas cher (quoi « radin » ??!). Il faut reconnaitre qu’en Chine ça a une toute autre saveur qu’en France donc j’en consomme régulièrement. A 8 yuans (1€) la ration pour deux, je vote pour!

Du riz cantonais…comme il en pleuvait!

Le hic ? Comme nous sommes dans le Nord de la Chine, le riz est une exception face à la généralité des nouilles (tant à la farine de riz que de blé)