Premiers résultats de mi-parcours

N’étant jamais à l’abri d’une tripotée de fayots prompts à réclamer des évaluations de milieu de semestre, nous y avons donc eu le droit. Ils ont eu lieu en 情读 (lecture intensive) et en 听力 (écoute). L’organisation de telles évaluations n’étant pas possible en cours de conversation intensive (trop de temps perdu) ni en cours d’écriture (seulement 2h de cours par semaine).

Je vous passerai le stress que cela a provoqué en moi : comme l’impression de revivre « Les années Fac » (Big up à la série AB production) et les sempiternels partiels de fin de semestre. Il faut également savoir qu’en Chine on note sur 100 avec une moyenne à 60.

Concernant l’évaluation d’écoute (ma bête noire) : la professeur a carrément sorti de « magnéto-cassette »…sisi! Bon con que je suis, il a fallu que j’arrive en retard, trop occupé à boire un café en papotant avec mon amie belge Sarah…bref! Le principe est relativement simple : on écoute et on coche les cases correspondants à la bonne réponse. 2 écoutes pas plus! Je vous épargnerai donc la qualité audio de ce genre de matériel qui n’a pas du servir qu’une seule fois (Sic). Je ne vais pas me cacher derrière ça, j’ai récolté 69/100. Déçu (un peu) mais logique vu que je trouve que c’est l’élément d’apprentissage le plus compliqué. Mon camarade 老山, mu par son légendaire enthousiasme, n’a pas arrêté de m’indiquer à chaque fois la réponse avant même que j’ai eu le temps de comprendre ce que voulait dire l’énoncé…il a eu la même note que moi. En ce sens, je considère encore valoir à peine 60…

Mouairf…. (Alain De Greef style)

S’agissant de l’évaluation de « lecture intensive », cela s’est mieux passé même si nous avons eu le droit à un gros coup de « poker menteur » de la part de la prof, qui décide le lundi de mettre l’évaluation au mardi plutôt qu’au jeudi initialement prévu ; la saleté! Résultat : 4h30 en bibliothèques à recopier 5 fois l’équivalent de presque 200 mots (en nombre de caractère, c’est quasiment 300!). Dans cette matière, et dans bien d’autres, les chinois semblent particulièrement friands d’exercices type (ce que me confirme Sarah) :

  • On vous donne le pinyin, à vous de retrouver le caractère correspondant ;
  • Remplir les phrases à trous en piochant le bon mot dans une liste donnée ;
  • 2 phrases à trous, 2 mots de sens proche => à vous de placer le bon mot à la bonne place (pas simple) ;
  • Reformuler des phrases ou continuer un dialogue en utilisant des structures grammaticales prédéterminées ;

Je m’en suis sorti haut la main avec un 93/100 pour 2 heures d’évaluation, la meilleure note étant 94/100. Toutefois je nuance : ça note super « tranquillou », limite s’ils peuvent te donner les réponses (je parle des profs) ils le feraient. Donc la encore, cela ne reflete pas totalement un niveau mais c’est encourageant. Le contraste était assez étonnant avec l’évaluation d’écoute: les Kazhaks et Ouzbek avec cartonné cette dernière mais se sont un peu plantés sur la lecture intensive, plus académique…plus scolaire (comment ça,je sous entend des trucs?…bah ouais!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se tient au courant pour la suite…je retourne réviser…again -_-

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Comment…le cours d’écoute s’est transformé en cours de cuisine chinoise

Celle là, on ne l’a, mais alors pas du tout, vu venir!! Quelques semaines avant les vacances d’octobre, alors que nous étions tous en train de nous enfoncer dans un sommeil de plomb durant le cours de 听力 (« écoute »), la professeur a su habilement titiller notre attention (et non pas les tétons…bande de dégueulasses!). La leçon traiter de mon sujet préféré….la nourriture ou comment se rendre au restaurant et dire ce que l’on aime manger. Faut dire que presque 1 mois après que les cours aient commencé, il était temps que cette leçon intervienne…. .

Bref, ni une ni deux, dans un élan de naïveté, la prof’ nous divise en 3 groupes et nous charge à chacun d’une recette. Recette et ingrédients, le tout écrit dans un parfait chinois évidemment insondable à première lecture. Mon groupe étant aussi cosmopolite que jamais : une Camerounaise, une Japonaise, deux Tchèques, un Ouzbek et moi même. Nous nous donnons rendez-vous pour 17h devant l’entrée de l’Université, direction Vanguard, l’une des plus grande chaine de supermarchés en Chine.

Tient un concurrent….^^

Moi qui avait passé 2h en bibliothèque à essayer de déchiffrer ces hiéroglyphes sinogrammes (et avec seulement 50% de réussite, mais ça c’était avant^^), la chance a voulu que notre chère camarade japonaise reconnaisse à peu près tous les ingrédients. Tant de temps gagné, on se divise : un groupe aux gateaux apéritifs légumes, un autre aux alcools condiments. J’en profite pour acheter le minimum vital pour faire ma popote à savoir : un Wok (bah ouais, c’est la Chine je vous rappelle), une sauteuse et une plaque induction…le tout pour 200Y (25€)

EUR to CNY

Notre groupe était donc chargé de s’occuper de la recette suivante : 鱼香肉丝 (Yu Xiang Rou Si) ou Boeuf (pas de porc à cause de nos amis musulmans) haché piquant et parfumé. L’autre groupe s’attaquait lui à 西红柿炒鸡蛋 (Xi Hong Shi Chao Ji Dan) ou Tomates et oeufs frites. Enfin notre professeur et son élève avaient préparé de quoi faire les fameux 饺子 (Jiaozi).

 

Le lendemain nous nous engageons donc dans presque 2 heures de préparations culinaires et autres chahutage.

Ouzbek et Tadjik ne chôment pas à la préparation des Jiaozi

Pendant ce temps, ça hache, ça émince, ça pèle en une symphonie culinaire pour que le bœuf haché piquant et parfumé soit une réussite

 

Ça bosse sec…attend un peu…

 

Même la prof met la main à la patte

 

Pour une fois qu’elle semble sourire ^^

 

Moi en attendant, je trime pour faire mariner le bœuf….

 

D’où je prends la pose ? Groumph!

 

Le fait est que cela a été une sacrée réussite à plus d’un titre. D’abord le cours d’écoute est subitement devenu assez passionnant pendant au moins 2 heures. Savoir que les autres groupes triment pendant que nous on se marre à cuisiner (bon j’avoue attaquer le boeuf à 10h du matin ça n’a pas été le plus simple), ça n’a pas de prix! Ensuite, cela a permis de souder un peu le groupe qui semblait se chercher un peu. J’en ai donc profité pour sympathiser avec un Ouzbek :). Enfin, les plats étaient réussis (héé ouais Dédé!) et on a à peine eu le temps de prendre des photos « finish ».

Mais oui, puisqu’on vous dit que c’était très bon!!

 

Si seulement tous les cours d’écoute pouvaient être comme ça. Je peux enfin dire que j’ai eu mon « premier cours » de confection des JiaoZi :)… . Enjoy!

Les cours à l’Université normale du Shaanxi (Xi’an)

Voilà bien la raison principale pour laquelle je suis venu ici : manger participer à un an de cours de chinois. J’ai déjà compris que je n’aurais pas le niveau que je m’étais imaginé « naivement » mais il est certain que je vais tout de même travailler dur pour cela.

Ceci dit, les cours à l’ université de Xi’an se déroulent comme la plupart des cours dans les autres université chinoises : 5 jours de cours par semaine, 4h par jour le matin de 8h à 12h et un cours optionnel type : Tai Ji Quan, Calligraphie, préparation à l’examen du HSK, musique chinoise… Bref, rien de bien révolutionnaire pour ceux qui le savaient déjà. Mais pour les autres alors ? Suivez le guide :

  • Cours de compréhension générale

C’est un peu la matière « phare » puisque j’en ai 8h sur un total de 20h de cours. Le cours mélange allègrement discussion, lecture, exercices grammaticaux, textes à trous, reformulation de phrases, petites compositions etc… Généralement on démarre avec le nouveau vocabulaire, qui va nous permettre de comprendre le texte à suivre. Vient ensuite la découverte de la grammaire au travers de courts exercices, et ainsi de suite.

La professeur (ce sont toutes des filles) est « classique » : ni exaltante, ni soporifique. On est là pour bosser pas pour se marrer, on l’aura bien compris. De toute façon, et comme tous les autres cours, pas un mot d’anglais ne sortira de sa bouche et parlera comme si nous étions déjà « fluent » ; donc le moindre décrochage sauvage se paie vite chère (le cours se transforme immédiatement en cours d’aviron 4x sans barreurs!) et il faut dire qu’elle se retrouve parfois devant une audience de ….gobeurs de mouches!

  • Cours d’écoute

Pour l’instant c’est mon cours préféré car c’est bien ma lacune principale : mon oreille n’est pas suffisamment entrainée à l’écoute du chinois. Hélas, nous n’avons que 4h de cours. La prof est relativement soporifique mais le livre est bien fait et sa pédagogie se rattrape en nous proposant des rétro-projections de rappels grammaticaux en anglais ainsi que beaucoup d’écoute du CD relatif au livre (tu me diras, « c’est justement l’objet du cours »…). Ca galope quand même mine de rien, puisque l’on va surement maintenir le rythme d’une leçon par semaine.

  • Cours d’oral

Le cours que je redoute le plus mais pourtant le plus « vivifiant » j’aurais envie de dire. 6h pour celui-ci avec une jeune professeur particulièrement enthousiaste et sympathique. Elle prend le temps de perfectionner notre articulation, quitte à nous faire répéter (littéralement) 10 fois chaque mot ou chaque phrase. Elle fait également partie de celle qui parle la plus vite et qui nous questionne le plus…ce qui explique que je « redoute » le cours. Cours que je travaille donc le plus chez moi en emmagasinant le vocabulaire tant de la leçon (fort lourd par ailleurs) que de la prof elle-même. Là aussi, pas un mot d’anglais.

Hihihi on rigole parce que tu parles trop mal chinois haha!

  • Cours d’écriture

Hélas, 2 petites heures de cours et puis s’en vont. L’université a très vite compris que les gens cherchent plus à parler et comprendre le chinois, plutôt que de savoir l’écrire. Surtout qu’avec les terminaux mobiles, ordinateurs et autres, il suffit de taper quelques lettres pour qu’un logiciel vous propose un liste de caractères susceptibles de correspondre au pinyin. Votre mémoire visuelle suffit presque. Dommage car j’y accorde beaucoup d’importance et m’astreins à faire des lignes de sinogrammes tous les jours avec une partie du nouveau vocabulaire. Cela permet de se familiariser avec l’écriture tout en apprenant le vocabulaire.

La prof’ est top par contre : dans le rythme sans appesantir comme la prof de compréhension général, elle se permet de nous traduire quelques mots en anglais, ce qui n’est pas toujours désagréable. Le cours n’est pas strictement de « l’écrit » puisque que finalement tout est toujours prétexte à nous faire discuter en chinois. C’est plus l’aspect « devoirs à la maison » qui demande de l’écrit.

Les "Biang-Biang", grande spécialité du Shaanxi

56 traits pour écrire « Nouille »…on n’est pas sorti du bousin!

 

Dans tous les cas, voici à quoi je suis réduit chaque jour :