L’art du renoncement ou le courage des professeurs

Et voici le premier coups de gueule de l’année et rédigé depuis mon téléphone portable tant qu’à faire.

Le semaine prochaine, c’est la fête nationale (国庆日-Guo Qing Ri) (Fondation de la République Communiste etc…), 1er octobre. À ce titre, toute la Chine profite d’une semaine de vacances durant laquelle une très grande partie des Chinois voyagent. On pourrait presque dire que c’est un avant goût des vacances du nouvel an chinois (春节-Chun Jie- Fête du Printemps): énormément de monde sur les routes, les rails, dans l’air etc…je vous laisse imaginer le boxon!

Mais le Gouvernement n’est pas fou: il convient de rattraper quelques jours « gracieusement » donnés en travaillant le Week end. Cette année cela s’articule ainsi: le dimanche 30 septembre permet de rattraper la journée du vendredi 4 octobre et le samedi 12 octobre permet de rattraper le lundi 7 octobre.

En ce sens, ce dimanche était prévu donc ma journée de cours du vendredi 4 octobre. Sauf qu’aujourd’hui la majeur partie des élèves de la classe ont indiqué au prof d’écoute (听力) leur intention de ne pas venir en cours ce dimanche quand bien même cette journée est considérée comme une une journée « normale » de classe. La prof, surement trop heureuse de l’occasion, à mollement demandé à mes camarades de confirmer leur intention de ne pas venir: manquait qu’a les prier!

Et ni une ni deux, elle décrète donc qu’il n’y aura pas cours de 8h à 10h. Position confirmée par la venue d’une responsable de la scolarité qui a redemandé confirmation de « notre intention de ne pas venir »! Belle preuve de courage et de renoncement vu le sourire complice qu’elle semblait avoir avec mes camarades Kazhaks (un ramassis de branleurs pour 90% d’entre eux) en quittant notre salle de classe.

J’étais à 2 doigts d’exploser de rage de voir un tel manque de professionnalisme et de conscience professionnelle. Mais aussi quel manque de respect à l’égard de ceux qui comme moi ont payé plus de 2 000€ leur année de scolarité et sans le bénéfice d’une bourse quelconque (pas comme les Kazkaks ou Coréens qui peuplent ma classe)

Bien sur j’aurais pu faire part de mon insatisfaction en le disant haut et fort devant tout le monde: « NON IL Y’AURA COURS! ». Car oui, en tant que « délégué de classe » (班长-Ban Zhang) mon avis compte pas mal (spécificité chinoise).

Mais pour quel résultat?
– J’aurais perdu la face en criant devant tout le monde;
– J’aurais été le seul con à venir en cours;
– Au regard de la situation, la prof aurait annulé le cours ou bien obligé à étudier pour la énième fois une chanson « pop » chinoise (suscitant en moi une expulsion de tous les liquides corporels par tous les orifices dans les 5 minutes).

Alors voilà, merci encore donc à toute l’organisation pédagogique de mon université pour son professionnalisme et son respect à l’egard tant d’eux même que des élèves. Car quand on prouve en 2 minutes que l’on se fait retourner par les élèves aussi facilement, c’est que l’on doit avoir une sacrée dose de respect pour soi…ou pas.

Et pour info, du 1er au 7 octobre je serais à 上海 (Shanghai) pour visiter les villes avoisinantes avec des amis.

Bisous quand même

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Xi’an & Fête Nationale

Pour les habitués du blog, il ne vous aura pas échappé que j’ai récemment fait allusion à la fête nationale chinoise. Autant vous renvoyer directement à la page Wikipedia, largement plus instructive qu’une pale tentative d’explication de ma part. Pour faire court, cette période de congés est consécutive à l’anniversaire de la proclamation de la République Populaire de Chine par Mao Zedong les 1er et 2 octobre 1949.

En pratique, c’est l’une des 2 périodes de l’année (avec le nouvel an) où toute la Chine décide de partir en vacance en retournant auprès de la famille. Généralement 3 jours sont donnés en plus de 1/2 jours fériés, permettant ainsi de faire un « pont » d’une semaine complète. Je vous laisse imaginer le mouvement de foule.

J’habiterais dans une ville lambda, ça se verrait quasiment pas…mais j’habite Xi’an, qui est l’une des villes avec l’un des plus haut potentiel touristique. En vrac : L’armée de terre cuite enterrée de l’empereur Qin, la Grande et la Petite Pagode de l’Oie Sauvage, les remparts de la Ville, le plus grands mont Taoiste (la Montagne Hua), le Temple Famen, le musée historique du Shaanxi…bref, une grosse partie de la Chine se rue sur Xi’an.

Une chose est sure, c’est qu’il ne faut pas être agoraphobe dans cette situation. Encore une fois, c’est ce qui fait toujours le charme de la Chine même si je conçois que cela puisse rendre passablement nerveux. Toutefois, je me suis dit que c’était aussi un bon moment pour « communier » avec tout ce monde, en visitant un peu les coins plus « classiques » de la ville. Car oui, Xi’an n’est pas une ville simplement touristique. Elle présente toutes les stigmates de la ville chinoise par excellence : quadriée, poussiéreuse avec une architecture urbaine similaire à toutes les autres villes que j’ai pu visiter, que ce soit Zhengzhou ou encore Beijing. Tout est bien « harmonisé », rien ne dépasse pour que Xi’an soit si différente de n’importe quel autre faubourg.

Malgré la cohue, la rythme de la vie reste le même, et même à 16h00 il est tout à fait normal de déguster des nouilles froides épicées en guise de « gouter ».

Sans oublier le petit pain à la viande

Nan, vraiment il y’a un art de vivre à la chinoise au quotidien! On prend ou on ne prend pas le plie. Je ne considère par l’avoir tout à fait pris mais je m’en approche car très sincèrement, j’aime ça.

Un petit coucou de la Tour de la Cloche (中楼)