Revue de Presse sur la Chine de la semaine du 29.04.13

La revue de presse hebdomadaire sur la Chine, c’est maintenant et c’est ici => http://seenthis.net/pe :)

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Shanghai, une Chine comme une autre…

Me revoilà de passage sur Shanghai pour les vacances de Noël, entre le 20 et le 27 décembre 2012. Gentiment invité par des amis, je profite de l’éloignement de Xi’an pour faire un peu le break avec ce grand village tellement chinois qu’est cette ville. Shanghai, son côté cosmopolite et international assumé lui donnant un petit aspect occidental, je pensais me ressourcer…pas vraiment en réalité. J’avais déjà eu l’occasion de visiter Shanghaï l’année dernière, avec Me David LI en guide éclairé (et eclairant). J’ai eu le plaisir de visiter une ville telle que les cartes postales ne nous la montre pas tout en découvrant les attraits réels de cette mégalopole. Attraits proches de villes comme Hong Kong….et qui n’ont que très peu d’effets sur moi à vrai dire.

Car oui je ne suis pas du tout fan de Shanghai. Loin du quasi dégout que provoque en moi Hong Kong, Shanghai n’en reste pas moins une gigapole agrégeant tout ce que je n’aime pas : sa richesse insolente et grossièrement  affichée, son foisonnement d’expatriés en quête d’exotisme (mais pas trop!), son déni de réalité sociale… . Donc oui, je préfère de loin Xi’an à Shanghai même si je trouve quelques intérêts à cette dernière. Je vous ferais partager les photos de mes précédents voyages pour tout ce qui est des lieux comme le Bund, 南京路 et ses commerces aux lumières outrageantes ou encore la Concession Française…je n’ai pas l’intention d’y retourner.

Mais commençons la visite par un aperçu depuis la chambre de mes amis:

Shanghai, la vraie

Shanghaï, la vraie

C’est clair que ça contraste avec les belles mamages (« image », en langue parent gaga débile d’enfant de moins de 3 ans) du Bund ou encore de la Concession Française. Mais c’est aussi ça Shanghai : une métropole comme une autre, avec son smog quasi-permanent, ses bidonvilles, ses grattes ciel d’habitations. Non pas que je me gorgeonne de ces paysages ou encore de la pauvreté, non! En fait tout dépendra de l’image et de la perception que vous souhaitez vous faire mais j’ai l’impression que les tenants de la ligne  » la Chine c’est surtout Shanghai-Hong Kong – Beijing » tiennent souvent la barre. Ce genre de villes de doit pas devenir un paravent  de mémoire collective, oubliant la magnificence de son histoire et de ses errements passés.

Bref, le lendemain de mon arrivée, je vais chercher mon billet de train pour le retour (16h de couchettes, ça annonce un reportage explosif…ou pas), et j’en profite pour visiter le bidonville en question.

"Les Portes de l'Enfer"....vraiment ?

« Les Portes de l’Enfer »….vraiment ?

Point de glamour dans ce bas monde mais plutôt une micro ville dans la ville. Un vrai quartier tortueux (et torturé) au Nord de la grande artère qu’est 陆家浜路 (Lu Jia Bang Lu), proche de 浦东 (Pu Dong). Mais j’y découvert une vie réelle et organisée, plus proche de l’idée que je me fais d’une grande ville ne semblant pas trop se préoccuper de ses « laissés pour compte ». Les Chinois pauvres, un peuple malheureux ? Hé bien figurez vous que non et c’est bien ce qui caractérise les Chinois en général : le sourire et la gaieté comme rempart à la Vie. Ici un marché typique, loin de canons de l’hygiènisme occidental

Un marché comme un autre

Un marché comme un autre

Là un « bouiboui » pour y déguster un riz cantonnais bien réconfortant en ce temps particulièrement humide.

Boui...

Boui…

...boui

…boui

 

 

 

 

 

 

 

 

Là c’est sur, par un étranger si ce n’est bibi en chef. Une petite ballade en me perdant pour de faux (mais pour de vraie en fait, merci le GPS) pour ressentir cette Chine, ivre de vie, non encore standardisée selon les normes occidentales de la réussite en Société. On s’y plait à se balader, à sourire devant les Chinois qui n’osent même pas vous aborder par un tonitruant « HALLO!! » (Hello, en Chinglish) tout en vous regardant un peu interloqué par votre présence ici. En attendant, la vie continue et je restais un client potentiel pour eux, un curiosité de 5 secondes quoi!

Mais je dois quitter peu à peu ce paysage certes de pauvreté, mais qui semble encore sentir une forme d’humanité qui n’a pas été tuée sous l’arrogance étouffante qui semble parfois se dégager de Shanghai…dommage!

L'Europe ? Non, la belle Shanghaï

L’Europe ? Non, la belle Shanghai

Un week end d’échange gastronomique (1er partie : le marché en Chine)

Quand la simplicité se conjugue avec la découverte (ou la redécouverte) culinaire, moi je dis : OUI! Encore une fois, je vais donc parler de « bouffe ». Quand la gastronomie franco-belge et la gastronomie chinoise se rencontrent, cela peut donner le résultat que j’entends vous narrer.

Ce week end commence en réalité jeudi 8 novembre 2012 au soir. Mon « partenaire » de langue chinoise, 刘帅 (Liu Shuai), me rejoint à la sortie de l’Université pour passer un moment. Il me propose d’aller au marché pour aller acheter de quoi préparer à manger. Forcément surpris (je mange quasiment tous les jours dehors), je l’accompagne au marché le plus proche. Je m’y étais déjà rendu que très brièvement, mais cette fois-ci, au crépuscule naissant, l’ambiance était simplement extraordinaire. Bon, faut se détendre, ça reste qu’un petit marché de halle mais tellement pittoresque, tellement « chinois ». Après cela, j’ai bien décidé d’arrêter de me fournir au supermarché.

Commençons donc par les légumes :

N’oublions pas les œufs, IN-CON-TOUR-NABLES dans la cuisine chinoise (un peu trop même j’aurais envie de dire).

Des œufs donc…

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Chine la quantité de base est le demi-kilo (500g). Si bien que l’on comptera toujours dans cette unité, même pour acheter des œufs. La phrase classique étant  « 怎么卖  » ? (Zen Me Maï) ou « Comment tu le vends ? » pour demander le prix, à vous de préciser si vous parlez de l’œuf à l’unité ou bien de 500 grammes d’œufs.

Et si nous agrémentions tout cela d’un petit morceau de viande ?

L’étale à l’ancienne, et sans réfrigération SVP!

Et là, la viande tu peux la toucher, la tripoter, la sentir : SANS PROBLÈME! C’est pas propre ? Et alors ?! De toute façon la viande sera lavée et sautée ou bouillie. Dans tous les cas, les hautes températures se chargeront de désinfecter tout ça. Car ne prenons pas les Chinois pour ce qu’ils ne sont pas : l’apparence (réelle et relativement fondée à nos yeux d’occidentaux) du manque d’hygiène est nettement comblée par le fait que JAMAIS vous ne mangerez quelconque viande saignante ou même « à point ». Tout est cuit et recuit, bouilli, sauté , frit ou grillé de telle sorte que le risque de Ténia ou autre saloperie liée à une rupture de chaine du froid de la viande est « globalement » exclu. En Chine, c’est pas le ténia que l’on choppe… . Donc perso, pas choqué et « même pas peur »! Mais quel plaisir de pouvoir choisir « le » morceau de viande que l’on veut!

A ce titre j’en profite donc pour faire le parallèle avec ce « sens » du commerce chinois qui fait tant défaut aux « français » (non, non, pas les occidentaux, je parle bien des français). En Chine, une des règles du commerce la plus importante est la suivante : le client doit être satisfait à 100% et doit pouvoir acheter ce qu’il veut et en quantité voulu. Il semblerait donc que rarement un commerçant vous refuse d’acheter en telle ou telle quantité. Pour preuve (non universelle, je vois déjà les grincheux dégainer!) : j’ai pu acheter UNE gousse d’ail, sans avoir à me taper la tresse entière, j’ai pu acheter UNE aubergine sans avoir à me palucher 500g de la belle violette. Le commerçant est là pour vendre ; en gros, tant qu’il peut vendre, c’est banco! Et je reconnais là bien cet esprit de « commerçant » que les épiciers ou primeurs français n’ont que très rarement : c’est à peine si tu les fais pas chier en leur demandant la provenance de leurs produits. En Chine, « Business is Business » et le communisme agraire de Mao n’y a rien changé.  Bien sur, les conséquences peuvent s’avérer désastreuses (du libéralisme quoi, ne nous voilons pas la face : les scandales agro-alimentaires en sont le triste symptôme) mais je préfère y apporter ma petite contribution strictement « Micro ». Je laisse la Macro aux donneurs de leçons ^^

Une fois qui nous avions tout acheté avec 刘帅, direction la maisonnée pour déguster. Un petit crocher auprès du vendeurs de 馒头 (Man Tou), gros pains de farine de blé cuits à la vapeur sans croute (et particulièrement bourratifs) ainsi qu’auprès du vendeurs de « trucs » épicés….une bien belle surprise à l’ouverture du paquet! Et c’est partie pour la préparation du diner…mais chut, je ne suis pas à l’œuvre 🙂 !

Maître 刘帅 à l’œuvre

Fin du 1er épisode ^^