La rengaine du jour

Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais pas fait part de mes viscicitudes musicales. Je dois avouer que le chinois me prend beaucoup de temps et que je ne renouvelle pas énormément mes classiques ces temps-ci. J’en veux pour preuve les 2 chansons que j’écoute « non stop » depuis 2 semaines. Une nouvelle fois c’est Genesis qui accapare mes oreilles. Nous restons donc dans la veine plus que « rock progressif ». Mais la période séparant ces 2 chansons est tellement étendue (20 ans) que finalement cela pourrait être le fruit de 2 groupes différents. Je m’explique :

Genesis: Jesus he knows me (1992) par tartenpion333

Qui : Genesis

Titre : Jesus he knows me

AlbumWe can’t dance (1991)

Je ravale mes vilaines paroles au sujet de cet album au moins pour cette chanson (mais également No son of mine). « Jesus he knows me » a au moins le mérite de foutre une sacrée patate de bon matin. Ca swingue terrible et le timbre de la voix de Phil Collins est au poil! Un titre relativement moderne même si le mix globale sonne terriblement 90’s ; mais j’adore. Et le refrain : à chanter à tue tête! Mon principal reproche est que finalement ce soit un album de Genesis. A mon sens cela ressemble plus à un album de Phil Collins tant sa « patte » musicale est présente, qu’il aurait fait jouer par Genesis. D’ailleurs il quittera le groupe avec cet album afin de pleinement se consacrer à sa carrière solo qui connait un réel succès. Mais bon, on crache pas dans la soupe non plus!

Genesis – The Musical box (Belgian TV 1972) par Salut-les-copains

Qui : Genesis

Titre : The Musical Box

AlbumNursery Crime (1971)

Voilà le Genesis que j’aime!! Du progressif, et encore plus psychédélique! Il n’y a qu’à voir cette live pour ce rendre compte du génie de ces musiciens (même si j’avoue que mise à part Peter Gabriel et Phil Collins, les autres zicos ressemblent à des Geeks tout droit sorti de l’Epitech/Epita!). Et la voix de Peter Gabriel : quelle « âme », vraiment envoutant. Un morceau comme je les aime : déstructuré mais pourtant cohérent, des tensions qui explosent en une gerbe de notes incontrôlables, comme si tout le monde improvisait dans son coin tout en rendant le tout écoutable… ahurissant! « The Musical Box » est donc mon nouveau gros coups de cœur pour Genesis et je redédie encore ce morceau à Sopita (comment ça je ne t’ai pas encore envoyé de mail ?-_-). Et pour bien comprendre les tenants et les aboutissants du morceau, voici l’introduction explicative :

« La pièce raconte l’histoire de Henry Hamilton-Smythe minor (8 ans) et de Cynthia Jane De Blaise-William (9 ans). Ils jouent tous deux au croquet. Malencontreusement, Cynthia décapite Henry avec son maillet. Deux semaines plus tard, dans la « nurserie, » Cynthia découvre la précieuse boîte à musique d’Henry. Elle l’ouvre, une mélodie se fait entendre et le fantôme d’Henry apparait. Henry était revenu, mais pas pour longtemps car, pendant qu’il se tenait dans la pièce, son corps commença à vieillir rapidement, et en un instant, tous les désirs de la vie surgirent en lui. Alors qu’Henry tente de persuader Cyntia de l’aider à réaliser son désir romantique, le bruit fait accourir la nurse. Instinctivement, cette dernière lance la boîte à musique sur l’enfant barbu, les détruisant tout deux.« 

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La rengaine du jour

Revenons en à une musique moins trashisante mais pour autant pas moins torturée. Je crois que le courant musical « progressif-rock » s’annonce comme le courant qui va le plus m’accompagner durant ma vie en Chine. Pour preuve, j’ai choisi un de mes groupes préférés qui allie à la perfection progressif-rock et psychédélisme : les Pink Floyd. Groupe dont j’ai eu le bonheur d’entendre les premières mélodies en étant tout petit vu que mon père possède le triptyque gagnant : Wish you Were Here, Dark Side of the Moon et The Wall ! Mais c’est bien par moi même que j’ai découvert la chanson qui va suivre, après avoir visionné un reportage sur Arte au sujet de ce « Live » assez particulier…je devais avoir 14-15 ans (OSEF) :

Pink floyd live pompei echoes part 1 par pierrot_lagger

Qui : Pink Floyd

Titre : Echoes Part 1

Album: Live At Pompeii (1972)

Voici donc surement mon morceau favori des Pink Floyd et notamment dans sa version « Live at Pompeii ». Une pièce majeur à mon sens, tant la musique est travaillée tout en fleurant bon la spontanéité. A première vue, cela ressemble à une belle bande junkies en plein trip musical mais quel brio et quel professionnalisme en réalité. L’intro lente et cette montée progressive en crescendo sont de toute beauté. L’harmonisation des voix de Wright et Gilmour est magnifique. Le solo est à pleurer d’expressivité…et m’a déjà fait pleurer, je l’avoue! La fin du morceau étant ponctuée par une bass percussive et une guitare déchainée et…psychédélique : un bijou du rock progressif/psychédélique. Le clip étant également assez « spé » Je m’envole clairement à chaque écoute…bon vol à vous!

La rengaine du jour

Et si nous refaisions un petit bon en arrière dans l’histoire de la musique ? Ce bond n’est pas anodin puisque hormis le fait que j’écoute ce morceau assez souvent, il est en lien direct avec mon dernier post sur le sujet, à savoir Marillion. J’en profite donc pour dédier cet article à Sophie, aka Sopi,(eh oui, encore une dédicace) puisque nous allons parlons de GENESIS. Grand groupe dans l’histoire du rock progressif, je dois à Sophie de me l’avoir fait « redécouvrir » car m’étant tristement arrêté à l’album « I Can’t Dance ».

Genesis – Dancing Whith The Moonlit Knight by Godevin-le-vilain

Qui : Genesis

Titre : Dancing With The Moonlit Knight

Album: Selling England By The Pound (1973)

Cet album a été une grosse claque pour moi, notamment avec  le morceau « Firth of Fifth« . Mais ces temps -ci, c’est bien « Dancing with the Moonlit Knight » qui retient mon attention, avec son ambiance musicale assez proche du conte médiéval (surtout l’intro et l’outro). Les arrangements instrumentaux sont savoureusement décalés et ne respectent aucun des canons des standards musicaux de l’époque. La mélodie et l’atmosphère sont plus que palpables : Peter Gabriel parle, chante, crie, joue de la flute dans un concert de note assez époustouflant. Plus tortueux et moins fluide que « Firth of Fifth« , « Dancing with the Moonlit Knight » détonne justement par son côté « histoire chantée »! J’ai choisi une vidéo live car elle souligne bien le personnage qu’était Peter Gabriel ; et puis c’est pas si souvent que l’on voit Phil Collins avec des cheveux (à la batterie). Alors Sopi, tu aimes ^^?

La rengaine du jour

Comme  je constate que Devil Driver n’a pas eu beaucoup de succès (je soupçonne ma mère de sabotage ^^), je me vois dans l’obligation donc de changer de registre. Et ça tombe bien puisque c’est ce que j’ai envie de faire.

Voici donc Marillion, groupe de rock-progressif des années 1980, digne héritier de Genesis (première période hein, pas « I can’t Dance »). Ce groupe se distingue par ses ambiances très aériennes, à la limite de la pop-music mais que j’ai eu le plaisir de redécouvrir suite aux live acoustique donné aux Cardogan Hall de Londres en 2011.

Dream Theater & Marillion – Easter par bunglefever

Qui : Marillion

Titre : Easter

Album: Season’s End (1989)

Ce titre est tout simplement magnifique. Le son de la guitare est ultra travaillé, le solo d’un feeling à pleurer et la voix de Hoggarth pleine d’une rage contenue tellement communicative. Ce morceau symbolise parfaitement les qualités instrumentales de ce groupe. Pas d’esbroufe, la note au bon moment, rien n’est en trop.

J’ai également choisi cette vidéo « live » en coopération avec Dream Theater, autre groupe de progressif mais tendance métal et qui a été grandement influencé par Marillion. Dream Theater a donc invité Marillion à venir interpréter « Easter » en concert : seul le guitariste et le chanteur intervenant sur la vidéo. Enjoy comme dirait Coca Cola