Le nouvel an chinois vu de l’intérieur VI : la visite de 武当山 (Wu Dang Shan – La Montagne Wudang)

Nouvel an ou pas, on ne vient pas à 十堰 (Shiyan) pour rien. A vrai dire, si l’on ne connait personne dans cette région du 湖北 (Hubei), rien ne prédestine à la visite et encore moins à la visite de sa banlieue (modeste). Non, ceux qui se prennent la direction de 十堰 (Shiyan) ont un but principal : visiter la fameuse montagne Wudang (武当山 – Wu Dang Shan).

« Jamais entendu parlé! » me répondrez vous. Je serais tenté de dire « faux!« . Oui, si je vous dis « Tai-chi-chuan » (太极拳 – Tai Chi Shuan) ? Hé bien ce style de combat est originaire du 湖北 (Hubei) et plus précisément, de la Montagne Wudang, et vous avez déjà certainement vu certains chinois pratiquer cet art ancestral, notamment très tôt le matin dans les parcs publics.

Si je vous dis « Tigre & Dragon » ? Le film de Ang Lee qui a fait un carton au cinéma en Europe, et tout particulièrement en France ? Hé bien le héro principal, Li Mu Bai, est issu de l’école de Wudang, véritable pendant de l’école de Shao Lin (少林). Preuve en est en vidéo, ce sont les premiers mots qu’il prononce :

Donc la montagne Wudang (武当山) n’est pas  totalement inconnue dans l’imaginaire européen, même si l’image du Temple de Shaolin (少林寺 – Shao Lin Si) est bien plus vivace. A ce sujet, je me permettrais d’émettre un avis très personnel (Si, j’ai le droit! C’est mon blog après tout!) : ayant visité le Temple de Shaolin il y’a 3 ans, je peux vous assurer que c’est certainement l’une des plus grande arnaque touristique de toute la Chine! Ticket d’entré hors de prix, site de visite des plus indigent, c’est un véritable supermarché du Kung Fu à ciel ouvert, avec prestations d’élèves de Shaolin dans un amphithéâtre etc (même dans « Le plus grand cabaret du Monde » de Patrick Sébastien, on apprécie mieux le spectacle)! Bref, ce site est une honte et je déconseille très vivement la visite, il n’y a vraiment RIEN A VOIR! Mais je m’égare!

Contrairement au Temple de Shaolin, le montagne Wudang (武当山) mérite amplement le détour…

Une visite en pleine période des vacances nationales chinoises

A croire que visiter la Chine en pleine période de vacances nationales est devenu un sacerdoce. L’occasion fait le larron à vrai dire : étant dans les parages de la dite montagne, pourquoi se priver d’aller y jeter un coups d’œil ? De plus, les cours à l’université reprenant le 3 mars 2014, je n’aurais peut être pas d’autre occasion de m’y rendre, alors tant pis pour la foule!

Le site de Wudang se trouve à une quarantaine de kilomètres depuis la ville de 十堰 (Shiyan). L’accès par la route est possible, tout comme l’accès par train puisqu’il y a même une station qui lui est dédiée, à 30 minutes de la station de 十堰 (Shiyan). L’attraction est classée patrimoine de l’UNESCO depuis 1994.

Une fois arrivé sur le site principal, on se trouve en réalité à la base de la montagne et il convient d’acheter un ticket d’accès pour l’ensemble du parc : 246Y (30€) en plein tarif, c’est 146Y (17,50€) pour les personnes âgées et handicapées et 126Y (14,50€) pour les étudiants (still I am ^^). Les locaux peuvent même profiter d’une entrée à 100Y (12€) s’ils présentent une carte spéciale leur donnant accès à de nombreux sites touristiques gratuitement, bien vu! Encore une fois, et c’est l’une de mes principale et récurrente critique à l’égard des sites touristiques en Chine : les tarifs d’accès sont exorbitants au regard du coût global de la vie et des salaires. A 庐山 (Lu Shan), l’entrée plein tarif était à 180Y, à 南京 (Nanjing), l’accès à la Montagne pourpre était de 115Y en plein tarif…

Les tickets achetés, nous devons ensuite prendre un petit bus qui nous mènera à la base du sommet de la montagne, car il n’est tout simplement pas possible de procéder à une quelconque ascension du mont depuis là où nous nous trouvons (à tout le moins, c’est ce qu’il m’a semblé à première vue, le cas échéant n’hésitez pas à me corriger). C’est parti pour une ascension de près de 30 minutes de virages en lacet, largement comparable au trajet Toulouse – Perpignan par Quillan (les amateurs me comprendront).

Les premiers arrêts nous permettent de visiter les anciens bâtiments, succession de temples aux murs ocre et tuiles d’un vert de jade magnifique. Le temps jouait en notre défaveur puisque l’ensemble de la montagne était recouverte d’une épaisse brume d’humidité, qui néanmoins renforçait l’atmosphère mystérieuse, mystique…très « Tigre & Dragon » (c’est de circonstance).

Le Palais du Paradis Violet (rien que ça...)

Le Palais du Paradis Violet (rien que ça…)

Le début de la visite est donc une enfilade (j’ose le mot) de petits temples et de succursales, le tout relié par de très nombreux escaliers, tantôt montants, tantôt descendants. On finit par s’y perdre mais après 2 heures à déambuler dans le brouillard, nous finissons par retrouver la voie principale qui devrait nous permettre d’accéder au sommet, à 5 km. En attendant, plus nous montons, et plus la brume s’épaissit, si bien que les flans de la montagne disparaissent complètement dans une mère de coton ne laissant rien apparaître du vide qui nous entoure.

"Attention à la marche"...

« Attention à la marche »…

« Mon royaume pour un ascenseur »

La foule est nombreuse et le début de l’ascension est loin d’être facile, entre ceux qui ont eu la bonne idée d’amener leurs enfants de 2 ans, sachant à peine marcher, ceux qui ont emmené leurs animaux de compagnie, ceux qui s’arrêtent en plein milieu de l’escalier pour prendre une photo en contre bas…, bref, visiter la Chine avec les chinois, c’est pas toujours gage d’une grande tranquillité d’esprit, mais ça forge indubitablement le caractère et la patience. Le problème étant aussi qu’avec une telle « animation » (热闹 – Re Nao) autour de soi, il est tout simplement impossible de profiter de la quiétude de la montagne Wudang, dommage.

Après une pause bien méritée, nous dégustons notre repas composé de nouilles instantanées ( l’adjonction d’eau bouillante étant facturée 3Y par le commerçant, no comment!), d’œufs durs, de concombres et …d’alcool blanc! (Malédiction!). Il est maintenant grand temps de s’attaquer à l’ascension des 4 derniers kilomètres…et s’annonce assez hard!

La brume se dissipe

La brume se dissipe

Effectivement, coincés entre 2 pics montagneux, nous apercevons de mieux en mieux les flancs grâce à une brume qui disparait soudainement. Les paysages sont magnifiques même si le manteau cotonneux persiste. Cette « aridité » hivernale donne réellement un sens particulier à ces paysages : pas de luxuriance verte mais des cailloux, des arbres sans bourgeons, entourés d’une brume mystérieuse et dévorante. Malgré le boucan généré par les autres visiteurs, la vue est extraordinaire …et ça continue de monter! les escaliers devenant de plus en plus pentus, de plus en plus irréguliers et élevés, c’est rude!

euh....

euh….

Tigre & Dragon

Le dernier kilomètre est le plus difficile, la fatigue s’ajoutant au poids de mon sac à dos plein de victuailles. Après presque 3h30 d’ascension totale, nous parvenons enfin à une grande plateforme donnant accès aux dernières centaines de mètres avant le plus haut sommet. Et là aussi, nous ne sommes pas les seuls, il faut donc faire la queue pendant presque 1h car l’entrée est fractionnée en raison de l’étroitesse des escaliers mais aussi par le fait qu’il faille passer par un tout petit temple pour monter au sommet. Petit temple qui, sans surprise, demandera un sus pour grimper au sommet, à raison de 26Y en plein tarif ou 15Y en demi-tarif (mais pourquoi cela ne m’étonne même plus….)

Nous touchons au but

Nous touchons au but

Après encore 20 minutes d’ascension en rang d’oignons, nous y voilà enfin : le dernier temple au sommet de la montagne Wudang (武当山), et quelle vue magnifique, les images (médiocres!) parlent d’elles-même , il faut le vivre!

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DSC07283La descente en télécabine (ça va, j’en ai bouffé des escaliers!) se fait sans encombre après s’être délesté de la somme de 80Y (10€)  (tarif haute-saison – 60Y en basse saison). La sorti de la station donne obligatoirement sur un centre commercial uniquement composé de boutiques souvenirs avec pour spécialité des épées et autres sabres de combat, des sculpture de jade etc. Pas moyen de passer à côté!

Nous prenons enfin le bus qui nous ramène au parking, et zou « Guigui téléphone maison« , retour à l’hôtel! Journée extraordinaire, riche en paysages mais toute aussi fatigante! La Chine n’en finit plus de me surprendre, et j’en redemande à chaque fois, et vous ?

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NB : n’oubliez pas d’aller visiter (enfin, si ça vous dit….) mes photos supplémentaires sur mon compte Flick’r, en bas à droite  du blog (cliquez « Plus de photos« ), ou en cliquant ici

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« Vis ma vie » pendant la Golden Week en Chine (Part III) : La Montagne Pourpre (南京)

Et nous voici le 2e jour à 南京 (Nanjing), après la visite la veille du temple de Confucius et du lac Xuanwei. Debout très tôt dans la matinée, nous appelons donc le taxi qui nous a conduit la veille à l’hôtel pour venir nous chercher. En effet, je vous rappelle que la veille nous avons du trouver un hôtel en catastrophe en raison d’une annulation de dernière minute. Nous nous sommes retrouvés dans le quartier de 高新路 (Gao Xin Lu), quartier accueillant l’ensemble des entreprises dites « haute technologie » : à part des sièges sociaux aux alentours…rien d’autre.

En taxi Simone, direction donc la gare centrale histoire de récupérer une station de métro.

Sacrée gare, on dirait presque un aéroport

Sacrée gare, on dirait presque un aéroport

Nous avons décidé de visiter le grand parc national de la Montagne Pourpre (南京钟山风景名胜区 – Nanjing Zhong Shan Feng Jing Ming Sheng Qu). Véritable parc proche du concept de « parc forestier« , sa structure est très proche de celle que j’ai rencontré en allant à 庐山 (Lu Shan) dans le 江西 (Jiang Xi), en juin dernier. Là où je pensais seulement visiter le Mausolée de Sun Ya Tsen, je me suis en fait retrouvé dans un véritable site à « spot » touristiques. Comprendre : plusieurs « petits » sites touristiques concentrés sur un seul site global qu’est la Montagne Pourpre (钟山 – Zhong Shan). Le truc, c’est qu’une fois compris, il est trop tard pour faire demi tour (pour acheter des victuailles entre autres choses).

Comment visiter la Montagne Pourpre ?

Même en y passant la journée, il faut faire des choix car tout n’est pas visitable en 1 journée au regard de l’étendue du site, à moins de le faire en courant et de prendre l’ensemble des petites voiturettes / trains permettant de faire le transfert entre chaque site. Et encore, en période de vacances nationales, ça serait occulter les longues files d’attente pour accéder à ce confort, fort inutile à mes yeux.

Après une petite montée de quelques centaines de mètres depuis l’entrée principale, nous arrivons au guichet avec les tarifs suivants :

  • Billet plein tarif : 115Y pour un ticket global, permettant d’accéder à tous les sites ;
  • Tarif réduit : 57,50Y sur présentation d’une carte étudiant chinoise ;
  • Billet unitaire : occille entre 15Y et 30Y par entrée
  • Billet de « petit train » : 10Y et il permet d’accéder à l’entrée du Mausolée de Sun Ya Tsen

Nous arrivons très vite au pied du Mausolée, inondé de touristes, une marée humaine affublée de drapeaux (3Y) et d’autocollants (1Y) aux couleurs du Parti Communiste Chinois dont c’est l’anniversaire (à quelques jours pres). Une fois ça fait, je pourrais vraiment dire « j’ai voyagé avec les Chinois pendant les Vacances Nationales« …

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Pour le coups, aussi bien vu d’en haut que d’en bas, la foule est impressionnante! Zou, on court faire la queue afin d’apercevoir le fameux Mausolée. Il nous est bien évidemment prié de « garder nos vêtements »…

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Voici la statue du fondateur de la République chinoise

Voici la statue du fondateur de la République chinoise

Une fois visité, nous ne perdons pas de temps et descendons rapidement la volée d’escaliers afin d’accéder au site suivant ; et ce ne sera pas le dernier. Direction le site du Tombeau des Ming (classé patrimoine de l’Unesco).

Et là, nous découvrons enfin la carte complète du site de la Montagne Pourpre

Mais on est où la...?

Mais on est où la…?

La visite de cette partie du site a été expéditive pour 2 raisons principales inhérentes au site ( gigantesque) et à la période choisie (toute la Chine en vacance, merci la promiscuité!). Toutefois le site est réellement magnifique et mérite à n’en pas douter, le coups d’œil. De véritables bâtisses gigantesque sortent des arbres.

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Cela ressemble presque à un chateau fort, avec fortifications tout autour du tombeau. A l’Est , il est possible d’accéder à plusieurs chemins donc certains mènent jusqu’à l’Observatoire astronomique de la Montagne Pourpre (service de téléphérique entre aperçu) ou au Lac Zixia (紫霞湖). Nous choisissons ce chemin-ci, faute de temps pour atteindre l’Observatoire.

L’accès au Lac est gratuit et se fait en traversant une petite forêt ombragée, bien éloignée du tumulte des autres sites touristiques. Je dois reconnaitre que c’est particulièrement agréable, surtout que l’ombre apporte une petite fraicheur fort bienvenue en plein cagnard!

Le lac apparaît très vite sous nos yeux, dans les creux de la Montagne Pourpre, presque un havre de paix.

J'ai regretté de ne pas avoir pris mon maillot de bain, car certains ne se sont pas gênés.

J’ai regretté de ne pas avoir pris mon maillot de bain, car certains ne se sont pas gênés.

Là aussi, la visite s’avère expresse : le temps de faire le tour du lac et nous rejoignons vite l’entrée du Tombeau Ming pour accéder aux jardins, aperçu dans le bas de la carte prise en photo plus haut.

Pendant que mon acolyte se repose, j’emprunte donc l’un des chemins qui bifurque à l’accès du Tombeau pour rejoindre un sentier dallé lui même cernés de statues tantôt représentant des guerriers, tantôt d’animaux (surement sacrés). Ça et là, je prends le temps de m’égarer un peu pour sortir des sentiers battus (peu existants, mais à tout le moins peu fréquentés). J’ai le plaisir de traverser ce qui semble être (mais qui n’est pas!) une garrigue ; on se croirait presque en plein Sud Ouest, bluffant. Garrigue qui fini par donner sur un superbe édifice surplombant une petite colline. Peu de touristes, le calme, un soleil déclinants, c’est beau!

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La ballade touche à sa fin. Nous rejoignons un voiturette (10Y)qui nous amène devant la station de métro la plus proche, à l’opposée de l’entrée principale, sans toutefois manquer de  visiter un petit jardin de style « nippon », sobrement nommé « Le Jardin de Sakura » (樱花苑 – Ying Hua Yuan)…très agréable là aussi mais assez bizarre en Chine, eu égard au site fortement imprégné d’histoire chinoise. Jardin construit en 1995, un peu à l’écart du site principal du Tombeau Ming, il a au moins le mérite d’offrir un peu de quiétude dans une atmosphère résolument…zen.

Pour ce qui est du mot de la fin (de cette journée), je la laisse à …

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« Vis ma vie » pendant la Golden Week en Chine (Part I) : 南京路 &七宝 (Shanghai 上海)

Les vacances de la seconde période de « Golden Week » ont commencé officiellement le 1er octobre 2013 et se termineront donc le 7 octobre inclus. Ces vacances sont offertes par le gouvernement chinois sur la base de la journée du 1er octobre, en l’honneur de la fondation de la République Populaire de Chine suite à un grand discours de Mao sur la place 天安门 (Tian An Men – La paix céleste). Pour mieux comprendre ce qu’il retourne durant cette période, je vous fais suivre un article court mais explicite sur le sujet. Pour les aficionados d’explications plus historiques, je transmets également un petit rappel historique « Made in China » (comprendre: écrit par le Gouvernement Chinois himself).

Durant cette période de « vacances nationales« , les chinois sont donc très nombreux à voyager : les billets de tous types de transports sont écoulés en très peu de temps, les réservations d’hôtels sont complètes, les sites touristiques sont sur-blindés…bref, c’est exactement le type de période pendant laquelle il est fortement déconseillé de venir en Chine pour visiter, et toutes agences de voyage confirment ce point. Pour les résidents étrangers, il est souvent conseillé de rester dans la ville où l’on demeure histoire de ne pas trop vivre ce calvaire du voyage « à la chinoise« . J’ai donc décidé de faire tout le contraire et de me rendre dans un des lieux les plus visité de Chine : la ville de 上海 (Shanghai) et ses alentours, histoire de vivre un peu plus la Chine de « l’intérieur« .

Aidé par mes amis habitants en Chine, j’ai donc pu avoir un billet d’avion depuis 西安 (Xi’an) pour 上海 (Shanghai) le 1er octobre 2013. La journée du 2 octobre a donc été consacrée a l’achat de billets de trains pour rejoindre 南京 (Nan Jing) à compter du 3 octobre. En effet, ce n’est plus la première fois que je viens à Shanghai que je considère plus comme une étape de repos plus qu’une étape touristique. Mais cette fois-ci, c’était la bonne occasion pour se rapprocher de 南京 (Nan Jing), à seulement 1h30 de train. Pour acheter ce fameux billet de train, un ami et moi même devons traverser la célèbre grande avenue commerçante, 南京路 (Nan Jing Lu – Rue Nanjing). Et je n’ai pas été déçu par ce que j’avais lu sur le fait que les chinois se déplaçaient en masse pendant cette période de l’année :

Où est Charlie ?

Où est Charlie ?

On peut vraiment dire « Ils sont partout »! A croire que la Chine s’est donnée rendez-vous sur cette gigantesque artère. Mais ce n’est même pas le pire. Les artères adjacentes sont étonnamment « peu » occupées et nous nous échappons rapidement vers l’une d’elle pour acheter les billets de train. Nous croisons évidemment de nombreux vendeurs ambulants dont l’un d’eux propose des jus de grenades ou de canne à sucre.

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L'équivalente de nos "Agence SNCF"...

L’équivalente de nos « Agence SNCF »…

Les billets pour 南京 (Nan Jing) n’étant pas achetés en gare, il convient de majorer le billet de 5Y. C’est le même système quand vous achetez vos billets sur internet et que vous venez les retirer dans une de ces guérites.

Billet Shanghai Nanjing

Formalités terminées, nous nous engageons dans les tunnels du métro, archi-bondés au niveau du centre de 上海 (Shanghai), direction l’Ouest de la ville, près de l’aéroport de 虹桥 (Hong Qiao). Apparemment peu glamour, il existe pourtant un quartier donc l’architecture ancienne a été préservée (accès : métro ligne 9, direction « 松江南站 » Songjiang South Railway Station). Ce quartier, appelé 七宝 (Qi Bao – Les Septs Trésors) borde un des canaux qui rejoint le fleuve 黄埔 (Huang Pu) et a conservé ses petites ruelles bordées d’échoppes, hélas toutes rompues à un tourisme de masse et donc « sans âmes ». Mais là encore, le premier des constat est bien le nombre impressionnant de visiteurs au point que nous restons bloqués au beau milieu du petite ruelle. En effet, les gens s’arrêtant de toute part pour grignoter ou pour observer quelques curiosités culinaires (les œufs de cailles cuits sous un dôme de croute de sel par exemple), les déplacement sont rapidement impossibles.

No comment!

No comment!

Encore une fois, on vit avec les Chinois le quotidien des Chinois et on est obligé de garder son calme. Néanmoins prenant le précepte suivant à la lettre (入乡随俗 – Ru Xiang Sui Su – « A Rome fait comme les Romains »), je suis sans pitié quand il s’agit de doubler, de bousculer dans ménagement ou encore de ne pas faire la queue. Et c’est un grand conseil que je donne à ce qui passent ne serait-ce que quelques jours en Chine : il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds, tout en restant respectueux. Véritable numéro d’équilibrisme transculturel, c’est la clef pour survivre au quotidien! Le poids du nombre est tel en Chine que si vous ne vous imposez pas sous prétexte de quelconque galanterie ou savoir vivre, vous n’obtiendrez tout simplement rien.

Le quartier de 七宝 (Qi Bao) se révèle toutefois très plaisant à la vue, et on l’on retrouve quelques paysages particulièrement insoupçonnés pour Shanghai.

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Deux heures auront toutefois suffit pour venir à bout de ma patience et nous décidons donc de rentrer sous un ciel menaçant afin de nous reposer et de nous restaurer en préparatif de la journée du lendemain, direction 南京 (Nan Jing).

Je suis en vacances, veuillez laisser un message après le clic

Les examens étant officiellement finis depuis le jeudi 10 janvier 2013, je me suis envolé directement pour la région du Shandong (山东省), 2ème région la plus peuplée de Chine. Là, j’y ai déjà visité les principales villes et notamment la ville natale de ce cher Confucius (孔子). Je suis actuellement à 淄博 (Zibo, prononcez « Zeubo »), la plus grande agglomération du 山东 mais loin d’être la plus connue.

Ensuite, du 19 janvier au 4 février 2013 c’est la Thaïlande (« le pays du sourire », c’est comme ça qu’ils appellent les putes là bas) et le Laos (le pays des Éléphants).

Promis donc à mon retour:
Un article sur 济南 (Préfecture de la Région)
Un article sur 曲阜 (La patrie de Confucius, bordel)
Un article sur 淄博 (La capitale industrielle, je sais que vous en rêvez)
Quelques images des sœurs sourire et de la famille de Babar.

Je vous fais de gros zoubis et n’hésitez pas à parcourir
encore et encore les différents articles du blog.

Xi’an & Fête Nationale

Pour les habitués du blog, il ne vous aura pas échappé que j’ai récemment fait allusion à la fête nationale chinoise. Autant vous renvoyer directement à la page Wikipedia, largement plus instructive qu’une pale tentative d’explication de ma part. Pour faire court, cette période de congés est consécutive à l’anniversaire de la proclamation de la République Populaire de Chine par Mao Zedong les 1er et 2 octobre 1949.

En pratique, c’est l’une des 2 périodes de l’année (avec le nouvel an) où toute la Chine décide de partir en vacance en retournant auprès de la famille. Généralement 3 jours sont donnés en plus de 1/2 jours fériés, permettant ainsi de faire un « pont » d’une semaine complète. Je vous laisse imaginer le mouvement de foule.

J’habiterais dans une ville lambda, ça se verrait quasiment pas…mais j’habite Xi’an, qui est l’une des villes avec l’un des plus haut potentiel touristique. En vrac : L’armée de terre cuite enterrée de l’empereur Qin, la Grande et la Petite Pagode de l’Oie Sauvage, les remparts de la Ville, le plus grands mont Taoiste (la Montagne Hua), le Temple Famen, le musée historique du Shaanxi…bref, une grosse partie de la Chine se rue sur Xi’an.

Une chose est sure, c’est qu’il ne faut pas être agoraphobe dans cette situation. Encore une fois, c’est ce qui fait toujours le charme de la Chine même si je conçois que cela puisse rendre passablement nerveux. Toutefois, je me suis dit que c’était aussi un bon moment pour « communier » avec tout ce monde, en visitant un peu les coins plus « classiques » de la ville. Car oui, Xi’an n’est pas une ville simplement touristique. Elle présente toutes les stigmates de la ville chinoise par excellence : quadriée, poussiéreuse avec une architecture urbaine similaire à toutes les autres villes que j’ai pu visiter, que ce soit Zhengzhou ou encore Beijing. Tout est bien « harmonisé », rien ne dépasse pour que Xi’an soit si différente de n’importe quel autre faubourg.

Malgré la cohue, la rythme de la vie reste le même, et même à 16h00 il est tout à fait normal de déguster des nouilles froides épicées en guise de « gouter ».

Sans oublier le petit pain à la viande

Nan, vraiment il y’a un art de vivre à la chinoise au quotidien! On prend ou on ne prend pas le plie. Je ne considère par l’avoir tout à fait pris mais je m’en approche car très sincèrement, j’aime ça.

Un petit coucou de la Tour de la Cloche (中楼)