La rengaine du jour :  » Reverie / Harlequin Forest » par Opeth

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait part de mon humeur musicale. A vrai dire, sur un blog consacré à 98% à mon expérience en Chine, très rares sont ceux qui trouvent de l’intérêt à mes chroniques musicales. D’autant plus que ces chroniques traitent d’une musique très peu appréciée (Grou Grou Grou le méchant « METAL »).

Peu importe à vrai dire, car c’est mal comprendre la place que la musique, le rock en général et la musique metal en particulier, joue dans ma vie. Non, je n’en vis pas mais c’est comme un second souffle, un système sanguin parallèle sans lequel je ne pourrais m’accomplir en tant qu’être. Et non je ne vais pas trop loin en disant ceci : sans cette musique, peut être que ce blog n’existerait pas. C’est pour cela que même si personne ne lit ces récits musicaux (merci Sarah de me l’avoir bien fait comprendre), je me dois de rendre hommage ponctuellement à ce que je considèrerais quasiment comme une drogue. Fermez le ban!

Avec le groupe Opeth, on entre dans le vaste monde du death-metal progressif : mouvance musicale mariant savamment les structures alambiquées voire spatiales de la musique progressive avec la rudesse et l’âpreté du chant « growlé » du death metal. L’un de ses dignes représentant est le groupe suédois Opeth. Groupe que j’avais commencé à rejeter totalement en les découvrant lors d’un live du « Progressive Nation » au Zenith de Paris (avec Dream Theater et Big Elf). Et puis, m’interrogeant sur un tel succès, je me suis un peu plus intéressé au groupe, et je n’ai pas été déçu : puissance, inspiration, énormément d’alternance musique apaisée/musique enragée. C’est un groupe très étonnant et d’une richesse musicale très rare, et cela se ressent sur leur discographie. Voici donc ce que j’écoute actuellement :

Qui : Opeth

Titre : Reverie / Harlequin Forest

Album: Ghost Reveries (2005)

Une chanson qui résume parfaitement les qualités et la diversité musicale d’Opeth, sur un album qui pourrait parfaitement résumer leur carrière musicale. L’intro est tout simplement magnifique, avec un lick de guitare entêtant voire épique. Le chant clair d’ Akerfeld se fond totalement dans ce qui semble être le début d’un songe, jusqu’à ce que sa voix ne change subitement à partir de 2,30 minutes. On retrouve ce chant hargneux qui accompagne quasiment tous les compositions d’Opeth, un chant rageur mais jamais haineux (lisez les paroles bon sang!). Une batterie aux petits oignons d’apparence simple mais au niveau des plus élevé. Enfin, la boucle musicale répétitive est un véritable casse tête rythmique et, est une des signature du groupe. Laissez vous portez par le titre, sans aprioris, ça vaut le coups d’oreille. Une fois encore, le titre joué en concert est toujours plus énergique mais l’écoute de la version album est hautement recommandable pour bien cerner l’ambiance du titre en question.

BONUS:

Nombreux sont ceux qui connaissent mes penchants plus que prononcés pour la musique brutale. Voici donc le morceau d’Opeth par lequel tout a commencé, morceau entendu la première fois sur une webradio metal, et qui m’a donné envie de m’intéresser au groupe. Une fois encore, j’ai cherché la prestation en « live » et je n’ai pas été déçu par « Wreath » ( Album : Deliverance – 2002). Surement le morceaux le plus brutal du groupe et pourtant que de nuances. Le riff de guitare principal est bluffant de mélodie, et est, encore une fois, particulièrement entêtant sans être désagréable. Laissez vous tenter par les deux solos guitare qui suivront, un pur bonheur pour les connaisseurs. Et que dire de cette descente de toms de batterie en intro ?

BONUS of THE BONUS:

Je ne pouvais pas ne pas ajouter un ultime morceau du groupe pour illustrer la diversité musicale qu’il représente. Voici « Windowpawne » (Album : Damnation – 2003). Un pur bijou : point de saturation, point de hurlement, tout est douceur. L’ensemble de l’album est composé de titres similaires : guitares douces, arpèges multiples, chants harmonisés (et harmonieux), une facette inimaginable pour les non connaisseurs. Envolez vous avec les nappes de claviers, je n’en redescends toujours pas!

La rengaine du jour : « 12 Black Rainbows » par Type O Negative

Pour plus de lisibilité, j’annonce désormais dans le titre de mon post dédié à la musique, le groupe et la chanson en question. Et pour ceux encore qui trouveraient à redire sur la pertinence de cette catégorie dans un blog qui traite à 99% de la Chine, je prépare un petit billet « d’humeur » en ce sens, et toc!

Revenons en à la musique, que dis-je la « Musique »! Attention là on attaque un gros morceau musical et une figure trop disparue dans l’univers de la musique métal. Il s’agit du groupe de metal/gothic/doom/psyché Type O Negative. « Connais pas!« , me répondrez vous et c’est normal, je pars sur la base de votre ignorance en la matière. Les connaisseurs par contre ne pourraient me blamer de mentionner une telle référence musicale. Veritable OVNI musical temps par la musicalité empruntée (gothic metal, ca fait un peu « rock sombre à minettes » genre Him etc..mais avec Type O Negative on est à l’opposé de ça), par le son des instruments ( c’est bien simple, tous les instruments sont passés à la pédale « fuzz » rendant le son trainant et dégueulasse) que par la personnalité de son frontman, le géant de plus de 2 mètres Peter Steele. Personnalité très tourmentée mais doté d’un sens de l’autodérision sans nuls égal et d’un humour particulièrement corrosif qui se se ressent dans énormément de compositions du groupe. Hélas trop tôt parti (décédé en 2010 d’une crise cardiaque), la voix baritone de Peter Steele me fait même dire que c’est encore un des seul groupe de metal où tu peux te permettre quelques activités nocturnes en binôme, sans avoir l’air de casser l’ambiance (ok, c’est lourd!). Bon, stop le blabla, on attaque avec un morceau bien méconnu mais très révélateur du style du groupe.

Qui : Type O Negative

Titre : 12 Black Rainbows

Album: Everything Dies (Single 1999)

Cette chanson n’apparaît en réalité sur aucun album et ne fait pas parti non plus des morceaux « typiques » du groupe. Néanmoins, la recette Type O negative est là : des samples caverneux et profonds (c’est pareil, non ?), une voix de stentor tantôt lancinante, tantôt enlevée, une basse et une guitare sur-saturées et une batterie simple mais efficace avec elle aussi, une sonorisation bien « synthétique ». On surfe entre l’indus-rock-gothique, un blougibulga qui n’est pas vraiment là pour donner le sourire mais qui révèle la profondeur de la chanson qui se terminent en apothéose avec des barrissements d’éléphants (si! si!)…malsain, dites-vous ?

BONUS:

Un classique du genre façon Type O Negative (mais écoutez aussi « Black n°1 » ou « Christian Woman », de véritables bijoux), voici « Too Late : frozen » (Too Late: Frozen – Album : Bloody Kisses – 1993). Morceau bien plus énergique et qui fait son effet en live, sa structure est divisée en 3 parties (la dernière étant la reprise de la 1er partie, vous me suivez ?). Cela ressemble à un petit medley, et sur scène on peut ainsi constater toute l’expression scénique de Peter Steele (génie?).

La rengaine du jour

Cela faisait bien longtemps que je ne vous avais pas abreuvé d’un peu de musique du terroir…nan je déconne! En écoutant régulièrement mes groupes préférés, je me suis parfois interrogé sur leurs influences autres que les grands classiques (soit du rock, soit du jazz, soit du classique). Si je prends l’exemple de Dream Theater (un de mes groupes préféré donc), le groupe revendique l’influence d’un autre quintet répondant au drôle de nom de Queensrÿche. Groupe américain des années 80s-90s aux influences heavy-metal évidente, celui-ci a très vitre intégré une dimension progressive à sa musique lui permettant d’imprimer une marque reconnaissable dès le début. C’est donc avec un réel plaisir que je me suis mis à écouter ce groupe très récemment, et notamment leur composition majeure, l’album  » Operation: Mindcrime« , véritable opéra rock de bout en bout :

« Il s’agit d’un concept album racontant en chanson l’histoire d’un marginal qui devient membre d’une organisation dirigée par un anarchiste, le Dr. X. Ce dernier fait de lui l’un des pions d’une opération destinée à prendre le pouvoir, l’operation mindcrime du titre. Chargé de tuer des personnalités politiques, le héros est alimenté en drogue par Sœur Mary, une nonne et ancienne prostituée, dont il tombe amoureux.

Il est chargé d’assassiner Sœur Mary par le Dr. X afin de tester sa loyauté, il ne peut pas pourtant se résoudre à la tuer. Il est cependant trop tard, Sœur Mary va se faire tuer et le héros va finir dans un hôpital psychiatrique hanté par le souvenir des personnes qu’il a tuées. » Source wiki

Qui : Queensrÿche

TitreI remember now / Anarchy-X / Revolution Calling

Album: Operation Livecrime (Live – 1991)Album studio => Operation: Mindcrime (1988)

3 chansons pour le prix d’une! Il s’agit en fait du début de l’album « Operation: Mindcrime » version live. La 1er étant une introduction narrée, la 2nd une intro musicale et la 3e démarre réellement avec le chant. Toutefois, elles s’inscrivent clairement dans une continuité musicale qui les rends indissociables à mes yeux. Pour ce qui est du son et de la performance live, c’est clairement la fin des années 80s qui parlent. Pas de surenchères guitaristiques mais les harmonisations sont nombreuses, avec un groove bien pêchu (aidé par la basse monstrueuse de mélodie), voire saccadé. La batterie se permet quelques contre rythmes que j’ai encore du mal à bien assimilé, mais voilà bien la patte du « metal progressif ». Le chant est vraiment haut perché, et aujourd’hui, le chanteur galère énormément à chanter ces morceaux avec la même justesse d’antan, faute d’avoir abaisser un peu l’accordage des instruments. Mais quelle bonheur de chanter à tût tête « REVOLUTION CALLING! » Oh yeaaaah!

BONUS:

Au commencement, Queensrÿche c’était donc ça…. . Le ridicule ne tuant pas, le groupe avait sorti là l’un de ses tubes planétaire (Queen of the Reich –  Album : Queensrÿche – 1983) en guise de premier morceaux et premier clip du groupe, chapeau (à moumoute) les gars. Un croisement entre Mad Max et la Guerre du feu, je vous laisse savourer.

La rengaine du jour

J’ai récemment reposé mon oreille sur un groupe des années 1970 (oui, les vieux trucs sont les meilleurs trucs!) plutôt méconnu pour les non avertis. Il s’agit du groupe FLEETWOOD MAC , contraction de Mick Fleetwood (batteur) et John McVie (bassiste), les deux fondateurs du groupe. A vrai dire je n’avais entendu parlé de ce groupe que lorsque je démarrais à la guitare. J’étais tombé sur un numéro spécial de Guitare Part, s’intitulant  « 50 meilleurs solos de guitare au monde » (rien que ça!). Parmi eux se trouvait celui de la chanson que je vous propose d’écouter aujourd’hui, « You make loving fun ». Depuis ces années, je n’avais pas poussé plus loin ma curiosité et puis au détour d’un film avec Robert De Niro (je ne sais plus lequel), ce dernier évoque sa nostalgie en écoutant un morceau de FLEETWOOD MAC…forcément, cela ne pouvait être qu’un bon groupe. Et à l’écoute récente de leur discographie, c’est confirmé, j’adore! Loin des styles gutturaux que j’affectionne tout particulièrement, un peu de légèreté blues-pop, ça fait du bien aussi.

Qui : Fleetwood Mac

TitreYou make loving fun

Album: Rumours (1977)

J’ai choisi une vidée live tant la similitude avec la version de l’album est proche ; et puis en live, c’est toujours mieux!

Pas grand chose à dire tant ce morceau est particulièrement bien ficelé : un sacré groove assuré par un trio batterie-basse-clavier proche qui nous assure  un riff quasi-funky. La guitare intervient par petites touches, couchant des arpèges d’une grande mélodie sur le refrain. Et le solo, mais quel solo!!! Pas une note n’est superflue, chacune est bourrée d’un feeling à faire pleurer tout amateur de 6 cordes qui se respecte. Techniquement ça ne paye pas de mine, mais le feeling de Lindsey Buckingham est inimitable. Enfin, la mélodie vocale est ultra bluffante. Une belle complémentarité avec la chanteuse principale qui nous le prouve par la suite…

BONUS:

Autre tube (Rhiannon – Album Fleetwood Mac 1975) du quintet avec cette fois-ci, la partie chant est exécutée par la seule chanteuse principale. La chanson débute vraiment au bout d’une minute trente, mais l’intro a cappella est la cerise sur le gateau. Enjoy!!

La rengaine du jour

Reprise de ma petite « chronique » hebdomadaire concernant mes écoutes du moment propres à révéler mes gouts musicaux divers mais pas si variés. Aucun lien avec la Chine donc, si ce n’est que cela m’aide parfois à mieux « voir » la Chine au quotidien. Sans cette musique, je serais peut être déjà revenu au pays du jaja et du clacos, mais je m’égare. Aujourd’hui, c’est le maître Franck Zappa qui est à l’honneur. A vrai dire, du monsieur je ne connais pas grand chose si ce n’est la très grande variété des styles musicaux abordés. On passe du rock au jazz fusion, au classique en passant par l’expérimental, l’avant garde et autre progressif. Il n’existe pas de style de musique qui n’ait pas été abordé par Franck Zappa. Aucun album ne ressemble au précédent et chaque prestation scénique est l’occasion de jouer différemment les morceaux en y ajoutant des interprétations loufoques et délirantes. Un sacré personnage à la discographie hallucinante (plus de 80 albums il me semble) et au style inégalé. Je dois cela à Bazt et je pense que mon cher franco-ricain Grég devrait apprécier cette petite dédicace. Place donc au morceau qui emporte mes oreilles actuellement.

Qui : Franck Zappa & The Mothers of Invention

TitreCamarillo Brillo

Album: Overnite Sensation (1973)

Loin d’être l’un des morceaux les plus « fameux » de Zappa, je trouve que cette chanson concentre pourtant tout ce qui le caractérise : son phrasé, les grandes constructions instrumentales et notamment la présence de nombreux instruments à vent, des changements de rythmes détonants, des chœurs, de l’humour…bref du « Zappa ».

BONUS:
Voici un des innombrables morceaux de Zappa qui m’a apprécier sa musique tant par sa musicalité que par ses paroles (si si, là il faut les écouter!) délirantes. Et le rendu live est encore plus sympa: Bobby Brown.

La rengaine du jour

Toujours plus puissant, toujours plus sombre, restons dans une musique aux accointances avouées avec le Grand Démon (ne serait ce que pour le « show »). On va parler cette fois de mon groupe de death metal favori et qui fait également parti des précurseurs du genre, en tous les cas, l’un des premiers à avoir donné ses lettres de noblesse au genre: Morbid Angel. Les connaisseurs du genre n’auront pas besoin de plus de précisions, ils sont mythiques et incontournables dans le genre. J’en avais déjà parlé en évoquant Gojira d’ailleurs.

Leur premier méfait commence en 1986 et ils ne se sont pas vraiment arrêtés ensuite. Ca joue vite, très très vite et c’est très brutal. Le chant et les paroles sont sans concessions et d’une rare violence (surtout pour l’époque). Certains, comme mon père, hurleront au « tombereau de vomissures » mais c’est plus par esprit obtu qu’autre chose (désolé papa, tu l’as cherché). Car les beaux diables de Morbid Angel ont comme guitariste et membre fondateur un véritable prodige de la guitare en la personne de Trey Azagthoth. Les compositions sont  relativement techniques au regard de la brutalité sonore et de la vélocité des compositions. Je ne vous parle pas du batteur, Pete ‘Commando » Sandoval, que je classe parmi mes batteurs préférés. Mais voyons ce que je vous propose.

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Qui : Morbid Angel

TitreMaze of Torment

Album: Altars of Madness (1989)

Un grand classique de Morbid Angel, joué à chaque live du groupe! Un démarrage avec une guitare qui attaque le riff principal, le son est brouillon, voire caverneux dans le genre ambiance  » La Cité des Enfants Perdus » (Genet style). La batterie déboule puis marque le break à coups de cymbales avant de….avant de…putain le DÉMARRAGE à 300 km/h!! On croirait qu’ils ont le diable aux fessex! A vous projeter la tête contre le mur, un rouleau compresseur implacable où les soli de guitares désordonnés disputent la violence des roulements de double pédale. Mais surtout, écoutez bien les roulements de batterie : une vraie mitraillette mais avec un son naturel, « mate », pas trafiqué. Ca ne sonne pas synthétique et froid, c’est vraiment un son très analogique (dans la production), très vivant et naturel! A cela s’ajoute les groals de David Vincent, le chanteur-bassiste, dont la tessiture sied très bien à cette instrumentation. La composition PAR-FAITE! Je ne m’en lasse pas!

BONUS : pour bien vous rendre compte du haut degré de technicité et de précision du batteur, je vous ajoute une vidéo prise « live », uniquement focalisée sur les mouvements du batteur et le son de la batterie. Soyez curieux à défaut d’apprécier, c’est vraiment bluffant!