La rentrée, c’est maintenant!

Les cours ont effectivement repris depuis le lundi 4 mars 2013 pour un nouveau semestre plein d’apprentissage, de découvertes, blabla… . On ré-enchaine pour 20h de cours par semaine, 20h de cours de PUR CHINOIS! Vous me direz, on est là pour ça. Mais quelques petites évolutions sont apparues depuis le 1er semestre. En voiture Simone (et Micheline)!

Ce qui ne change pas

Les matières enseignées le matin, à savoir :

  • 清读 (Qing Du, lecture intensive)
Bon, chez nous c'est plus moderne

Bon, chez nous c’est plus moderne

Cours « synthétique » : étude de texte, 40 mots de vocabulaire par leçon (15 en tout pour le semestre), exercices de grammaire, questions de compréhension, rédaction…. . C’est le cours principal soit 8h par semaine. C’est aussi le plus exigeant à mes yeux.

  •  口语 (Kou Yu, conversation)
Bah ouais

Bah ouais

Cours un peu plus dynamique que le semestre dernier, ça galope déjà pas mal depuis lundi. Mais la prof est très pédagogue et ne manque pas de « caractère ». En effet, j’ai déjà eu le droit à un tacle en bonne et due forme sous prétexte que mon nom chinois (张富贵 – Zhang Fu Gui ; prénom très vieux et évidemment, démodé, très rural)…même les paysans chinois ne le donnent plus!! Je ne vous cacherai donc pas que je l’ai prise en grippe ^^. Mais comme prof, elle assure, c’est encore bien ça qu’on lui demande.

  • 听力(Ting Li – Ecoute intensive)
C'est à peu près ça quand un chinois me parle

C’est à peu près ça quand un chinois me parle

Pour ce cours, rien de nouveau : même contenu, même prof…même ennuie en cours. Disons que c’est une matière difficilement « enseignable », d’où l’ennui ambiant.

  • 写作 (Xie Zuo – Ecriture)

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Tout autant que le cours d’écoute, pas grands changements en la matière, l’accent étant forcément donné sur nos capacités rédactionnelles plus que sur nos qualités orales. Toutefois, la différence entre chacune des matières est parfois bien poreuse.

La bibliothèque demeurera mon refuge privilégié permettant de travailler…tout en dormant! (ils font comme ça, je m’adapte, et toc!)

Ce qui change

Cette fois-ci, les cours « optionnels » vont m’occuper un certain temps puisque je vais en suivre pas moins de 3, à raison de 2h par matières :

  • Cours d’histoire de la Chine (moderne et/ou ancienne, j’ai pas compris) – Enseignement tout nouveau à l’Université, il sera dispensé en anglais (trop dur en chinois)! J’ai hate => Début : lundi prochain puis tous les lundi à 14h30 ;
  • Cours de Calligraphie : suite du cours du 1er semestre, normalement il y’a un niveau II. Si ce n’est pas le cas, il est fort probable que je ne poursuive pas sauf à apprendre de nouveaux sinogrammes en cours. J’adore cette matière 🙂 ;
  • Cours de HSK (汉语水瓶考试 – Han Yu Shui Ping Kao Shi) : préparation à l’examen permettant de certifier de son niveau de chinois à tous les niveaux, comme le TOEFL ou le TOIC en anglais. Je tente le niveau 5 (sur 6). Gros gros challenge de la fin de semestre!! J’y crois à mort!

Mes méthodes de travail vont également un peu évoluer, histoire de rendre l’apprentissage plus varié mais aussi plus dense :

  • Rédaction quotidienne d’un petit journal quotidien, en chinois

Journal que je ferais corriger chaque fin de semaine par mon partenaire de langue, 刘帅. Promis, je prendrais un carnet « Hello Kitty »!

Choisis ton camp!

Choisis ton camp!

  • Achat d’un quotidien chinois, toutes les semaines.

Technique qui devrait me permettre de progresser en compréhension écrite mais aussi d’appréhender la rédaction par les chinois….pour les chinois. L’objectif sera de comprendre 2-3 petits articles par semaine

  • Regarder tous les jours une série chinoise

Je vous avouerai que ça va être dur mais je ne lâcherai pas. Ce n’est pas tant la complexité de l’exercice qui me rebute que le contenu globalement assez « gnan gnan » de ce type de série mais bon. Sur les conseils de 刘帅, mon dévolu s’est porté sur « Impératices du Palais » (甄嬛传)…ça s’annonce BOOORRRIIINNNG!

En attendant, je m’attelle à ce savoureux menu gastronomique dès la semaine prochaine, histoire de me préparer mentalement à l’indigestion.Mais bon, il faut souffrir pour réussir (non, pas pour être belle). Et qui sait, avec un peu de chance, à la fin de mon initiation, je devrais ressembler à ça :

Mouais....

Mouais….

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Premiers résultats de mi-parcours

N’étant jamais à l’abri d’une tripotée de fayots prompts à réclamer des évaluations de milieu de semestre, nous y avons donc eu le droit. Ils ont eu lieu en 情读 (lecture intensive) et en 听力 (écoute). L’organisation de telles évaluations n’étant pas possible en cours de conversation intensive (trop de temps perdu) ni en cours d’écriture (seulement 2h de cours par semaine).

Je vous passerai le stress que cela a provoqué en moi : comme l’impression de revivre « Les années Fac » (Big up à la série AB production) et les sempiternels partiels de fin de semestre. Il faut également savoir qu’en Chine on note sur 100 avec une moyenne à 60.

Concernant l’évaluation d’écoute (ma bête noire) : la professeur a carrément sorti de « magnéto-cassette »…sisi! Bon con que je suis, il a fallu que j’arrive en retard, trop occupé à boire un café en papotant avec mon amie belge Sarah…bref! Le principe est relativement simple : on écoute et on coche les cases correspondants à la bonne réponse. 2 écoutes pas plus! Je vous épargnerai donc la qualité audio de ce genre de matériel qui n’a pas du servir qu’une seule fois (Sic). Je ne vais pas me cacher derrière ça, j’ai récolté 69/100. Déçu (un peu) mais logique vu que je trouve que c’est l’élément d’apprentissage le plus compliqué. Mon camarade 老山, mu par son légendaire enthousiasme, n’a pas arrêté de m’indiquer à chaque fois la réponse avant même que j’ai eu le temps de comprendre ce que voulait dire l’énoncé…il a eu la même note que moi. En ce sens, je considère encore valoir à peine 60…

Mouairf…. (Alain De Greef style)

S’agissant de l’évaluation de « lecture intensive », cela s’est mieux passé même si nous avons eu le droit à un gros coup de « poker menteur » de la part de la prof, qui décide le lundi de mettre l’évaluation au mardi plutôt qu’au jeudi initialement prévu ; la saleté! Résultat : 4h30 en bibliothèques à recopier 5 fois l’équivalent de presque 200 mots (en nombre de caractère, c’est quasiment 300!). Dans cette matière, et dans bien d’autres, les chinois semblent particulièrement friands d’exercices type (ce que me confirme Sarah) :

  • On vous donne le pinyin, à vous de retrouver le caractère correspondant ;
  • Remplir les phrases à trous en piochant le bon mot dans une liste donnée ;
  • 2 phrases à trous, 2 mots de sens proche => à vous de placer le bon mot à la bonne place (pas simple) ;
  • Reformuler des phrases ou continuer un dialogue en utilisant des structures grammaticales prédéterminées ;

Je m’en suis sorti haut la main avec un 93/100 pour 2 heures d’évaluation, la meilleure note étant 94/100. Toutefois je nuance : ça note super « tranquillou », limite s’ils peuvent te donner les réponses (je parle des profs) ils le feraient. Donc la encore, cela ne reflete pas totalement un niveau mais c’est encourageant. Le contraste était assez étonnant avec l’évaluation d’écoute: les Kazhaks et Ouzbek avec cartonné cette dernière mais se sont un peu plantés sur la lecture intensive, plus académique…plus scolaire (comment ça,je sous entend des trucs?…bah ouais!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se tient au courant pour la suite…je retourne réviser…again -_-

Visite du Temple de Sima Qian (司马迁)

Ce week end, place à la culture avec une petit tour organisé par l’Université Normal du Shaanxi (mon université quoi…). Ce tour comprenant la visite de 2 sites biens particuliers : le temple érigé en l’hommage de Sima Qian (司马迁), puis un village typique. Sima Qian a été l’un des premiers chinois à vouloir compiler et rédiger l’Histoire de la Chine. Il était issu d’une famille de script. Le seul détail que j’avais retenu à son sujet est le fait qu’il ait été castré pour avoir défendu un traire aux yeux de l’Empereur, comme quoi on ne change pas aussi facilement.

En voiture Simone (ou en car en Bernard, ça marche aussi), direction la ville de Hansheng (韩城) à 250km au Nord de Xi’an. Forcément le lever à 6h30 du matin se fait bien sentir, et je me propose à moi même (trop aimable) de terminer la nuit dans le car, histoire de finir avec un beau torticolis et la bouche sèche (bah ouais, je dors la bouche ouverte ^^). Deux cars seront affrétés pour ce voyage d’une journée, avec quasiment un bus entier dédié à mes chers confrères Kazakhs…faut vraiment que je me mette au russe. Pour une fois, le temps de trajet aura été raisonnable pour la Chine : 3h (note la moyenne horaire quand même, et sur autoroute SVP!).

Bref, une fois arrivé sur place, je sens hélas poindre la déception doublé d’une sentiment de s’être fait escroqué niveau « authenticité du site ». Tout a été bétonné autour de la grande statut de Sima Qian avec encore des parking en constructions aux alentours. Pour le glamour, il faudra repassé, le Chinois est pragmatique, pas esthète!

« Du haut de son piédestal… » (en toc!)

Et comme on a le plaisir la chance d’être en voyage organisé, on est sommé de grouiller son cul pour visiter le site en 45 minutes montre en main messieurs, dames! Et au pas de courses!

Notez que cela reste tout de même joli

Mais il ne faut hélas pas se laisser berner, puisque tout n’est que reconstitution et qu’il a fallu finalement que j’aille sur internet pour voir à quoi ressemblait le pauvre bout de temple authentique qui avait été préservé. Bref, c’est aussi ça la Chine actuellement : face au regain d’intérêts pour certains sites touristiques, pour certains honnis des premières directions du PCC, les temples et quartiers détruits jadis sont finalement reconstruits à l’identique, quitte à lorgner sur le kitch : trop propre, trop clean, trop « bling-bling » pour respirer l’authenticité. Dommage mais je loue l’effort tout de même. Je pense que c’est aussi une première différence culturelle par rapport à la France ou encore l’Italie ou la Belgique : nous avons tendance a avoir l’oeil aiguisé pour la « vieille pierre » puisque nous vivons constamment entouré d’elle ; nous avons choisi de préserver le patrimoine plutôt que de le détruire quitte à le reconstruire par la suite. C’est aussi ça les tourments de l’histoire récente de la Chine. Mais il existe bien d’autres exemples en sens inverse…bref je m’égare.

 

Observons le panorama aux alentours…

A ma gauche…

A ma droite… (moins glam, mais plus impressionnant)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière petite photo du temple en lui même avec de nombreuses gravures que nous nous sommes amusés à tenter de décrypter avec mes camarades Tchèque et Ouzbek…sans résultats vous vous en douter. Mais c’était assez sympathique de tester un peu nos qualités de lecteurs de sinogrammes :). Après 45 minutes expédiées, retour au car et c’est parti destinations un restaurant de Hansheng…mais ça, c’est une autre histoire.

 

Comment…je me suis inscrit à l’Université, l’inscription définitive (2/2)

C’est pas que je suis pressé, mais j’ai l’habitude de faire les choses le plus vite possible (surtout administratives) afin de pouvoir de jouir de ces petites instants de la vie…mais je m’égare.

Lundi, avec mon ami (un petit article lui sera consacré, il le mérite), le programme était le suivant :

  • Finaliser l’inscription à l’Université Normale du Shaanxi, en gros : PAYER!
  • Récupérer un numéro de téléphone chinois : article en préparation car ce n’est aussi simple que l’on a essayé de me faire croire

Nous sommes donc arrivé à 9h au bureau des étudiants étrangers avec l’ensemble des papiers, le passeport et surtout l’ARGENT, et en liquide s’il vous plait! 170 billets de 100Y (doublements revérifié par une machine) soit 17 000Y (16 0000Y l’inscription, 400Y de frais de dossier et 600Y d’assurance) c ‘est à dire 2 130€ pour l’année, sans les livres. Ça peut paraître cher au premier abord, mais pas tant que cela vu que cela ne fonctionne pas tout à fait comme notre système éducatif.

J’étais le premier avec mon ami et la responsable du bureau se chargeait de la formation des étudiantes (et ouais, pas un mec qui parle anglais dans ce bled) qui se chargerait la fournée suivante d’étudiants étrangers. Cette bonne femme avait au moins le mérite d’être fort aimable et relativement « fluent » en anglais pour m’aiguiller durant la procédure.
On m’a également demandé de donner mon nom chinois. Ehhh oui, j’en ai un mais j’allais quand même pas vous le donner pour que vous foutiez de ma trogne….de toute façon les chinois s’en chargent allègrement à chaque fois que je leur donne mon nom : 张富贵 qui se prononce ZHANG FU GUI (pour les non initiés : djang fou goui) et qui veut dire « richesses et abondance » (hihihi, ça ne s’invente pas, même les chinois m’ont perçé à jour!)

Comme pour la banque, j’ai du remplir d’innombrables papiers en signant à chaque page en réinscrivant mon nom et prénom, ainsi que mon numéro de passeport à qui n’en voulait le plus. Après une bonne demi-heure : fini!

On s’est échappé dans le campus pour profiter de sa très grande quiétude et tranquillité, fortement appréciable

 

Un peu plus loin, on retrouvera également les installations sportives classiques du genre : piste d’athlétisme, terrains de baskets mais aussi… tables de ping pong, terrain de badminton (bah ouais, on est en Chine!).

J’ai trouvé et cherché avec bonheur la piscine qui est, hélas, ouverte. Pour l’été ça va mais l’hiver à -15°C ça ressemblera plus à une partie de Mister Freeze. Allez, cadeau la « Team Tonton » (c’était fermé) :

Dédicace à Thomas, Didier et Hughes

Next step : téléphone portable et appartement

Comment…je me suis inscrit à l’Université, la pré-inscription (1/2)

Première étape de mon projet : trouver une université qui serait susceptible de disposer d’un département d’enseignement du chinois aux étrangers. Pour cela, je recommande très vivement le site suivant : Cucas .

Le propre de ce site étant de vous aider à déterminer votre programme d’apprentissage du chinois (ou autres), en fonction de la ville souhaitée, du prestige de l’Université etc… CUCAS vous propose même de procéder à l’étape de pré-inscription, moyennant une commission de 50$. Cette commission grimpe jusqu’à 135$ pour les universités renommées (à tout le moins, très demandées) type Fudan (Shanghai), Tsinghua (Beijing) ou Xiamen.

Une page vous permet donc de définir sommairement vos critères, et zou, le site vous fait apparaître une liste d’universités correspondants à vos exigences.

J’ai longtemps hésité entre 3 villes : Qingdao, Nanjing et Xi’an. J’ai privilégié le choix de la ville historique, que j’avais déjà visité, à la station balnéaire et à la fournaise. S’agissant de Xi’an, j’ai recherché l’université la plus adaptée, et après moultes comparatifs, j’ai jeté mon dévolu sur l’Université Normale du Shaanxi (« Normale » n’est pas vraiment le pendant de Normale Sup’ en France, on se détend!)

Bon, maintenant que j’ai choisi l’université, comment procéder à l’inscription ? 2 possibilités s’offrent à moi :

  • Soit je passe par le site de CUCAS, moyennant une commission de 50$ ;
  • Soit je passe directement le site de l’université ;

Étant donné que je suis une pince roots, j’ai décidé de faire la pré-inscription via le site de l’université.

Une fois la page d’inscription trouvée, reste à procéder à la pré-inscription en ligne  » Application Online ». Procédure simple et rapide, le formulaire est en fait redirigé auprès d’une société écran qui mutualise les processus d’inscription de plusieurs universités accueillant des étrangers. Pas de problème, mais ne vous attendez pas à une réponse « en direct » de l’université si vous avez la moindre interrogation. La société en question dispose d’un mail à cet effet, et la réponse est rapide et efficace. Cette société vous transmettra un nouveau formulaire à remplir, accompagné de votre copie de passeport, d’une photo et éventuellement copie de vos diplômes. On scanne le tout et on renvoie au mail destinataire.

Le formulaire type à remplir :

Application Form
La procédure est terminée et nous sommes fin février….